Lana Nusseibeh, une candidate palestinienne à l’ONU aux positions contrastées sur Israël
Soutenue par les six pays du Golfe, Lana Nusseibeh brigue la succession d’António Guterres. Cette diplomate émiratie d’origine palestinienne pourrait devenir la première femme à diriger l’ONU.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Ancienne ambassadrice émiratie à l’ONU, Lana Nusseibeh allie une longue expérience diplomatique à des racines familiales palestiniennes. Elle a condamné les crimes du 7 octobre, mais critique les opérations israéliennes à Gaza. Sa candidature bénéficie du soutien unanime des six pays du Conseil de coopération du Golfe. L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, s’abstient pour sa part de prendre position sur sa candidature.
Lana Nusseibeh, 48 ans, est officiellement candidate au poste de secrétaire général des Nations unies. Les Émirats arabes unis ont annoncé sa candidature le 21 octobre. Elle vise la succession d’António Guterres, dont le mandat prend fin le 31 décembre.
Le président émirati, Mohammed ben Zayed, a adressé sa candidature aux présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Dès le lendemain, les six membres du Conseil de coopération du Golfe lui ont apporté leur soutien unanime. L’Arabie saoudite et le Qatar figurent parmi eux.
Cette ministre d’État connaît les rouages de l’organisation. Elle a représenté son pays à l’ONU de 2013 à 2024. Sa désignation nécessiterait une recommandation du Conseil de sécurité, puis un vote de l’Assemblée générale.
Lana Nusseibeh, onze ans à l’ONU
En 2013, elle devient la première femme ambassadrice des Émirats auprès des Nations unies. Elle occupe ensuite une vice-présidence de l’Assemblée générale et préside le conseil d’administration d’ONU Femmes. Elle assure aussi deux présidences mensuelles du Conseil de sécurité pendant le mandat émirati de 2022-2023.
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