Le CD&V ne participera pas à la coalition que le formateur Yvan Verougstraete (photo) entend mettre en place, mais se dit prêt à soutenir l’installation d’un nouveau gouvernement bruxellois si celui-ci présente un programme de réformes jugé « acceptable ». C’est ce qu’a déclaré jeudi 15 janvier le député démocrate-chrétien flamand Benjamin Dalle, membre du Parlement bruxellois.
Le président des Engagés a annoncé qu’il entamerait mardi de véritables négociations avec les partis qui collaborent depuis le 12 décembre à l’élaboration d’un budget pour 2026. L’objectif affiché est de limiter le déficit à 1 milliard d’euros, tout en arrêtant une série de décisions urgentes et de réformes considérées comme essentielles. Le formateur a par ailleurs demandé au ministre du Budget, Dirk De Smedt (Open VLD), de se joindre à la table des discussions, une demande confirmée par l’intéressé.
Opposition responsable
« Le processus de formation bruxelloise dure désormais depuis 19 mois. Il faut saluer la détermination du formateur Verougstraete, qui poursuit ses efforts pour sortir Bruxelles de l’impasse », a réagi Benjamin Dalle. « Le CD&V a toutefois décidé de ne pas participer à cette coalition et fera le choix d’une opposition responsable. Dans ce cadre, nous nous concentrerons sur les priorités essentielles pour Bruxelles : davantage de sécurité, plus de propreté, une meilleure politique d’activation, une bonne gouvernance et un budget assaini. »
Le député a dit espérer que le conclave annoncé accordera une « attention suffisante » à ces priorités. « Si ce conclave débouche sur la formation d’un nouveau gouvernement doté d’un programme de réformes acceptable, le CD&V ne fera pas obstacle à son installation et signera les actes de présentation. Cela permettra d’éviter que Bruxelles ne reste ingouvernable. Nous prenons cette décision dans l’intérêt de Bruxelles et des Bruxellois », a-t-il insisté.
« Opposition constructive »
Le parti entend ensuite évaluer chaque proposition au Parlement, en menant une « opposition critique et constructive ». « Notre ligne de base est claire : un assainissement structurel d’au moins un milliard d’euros d’ici 2029 est indispensable, de même que des réformes en faveur d’une gouvernance plus efficace, de davantage de sécurité et de propreté, d’une meilleure activation des demandeurs d’emploi et d’un renforcement du bilinguisme », a encore souligné Benjamin Dalle.
La Rédaction
(BELGA PHOTO JOHN THYS)