Le mirage espagnol de Pedro Sánchez
Portée par une croissance flatteuse, l’Espagne de Pedro Sánchez donne l’image d’un pays qui résiste mieux que ses voisins. Mais derrière la vitrine se dessine un modèle fragile : dette publique massive, dépendance aux aides européennes, immigration accélérée, scandales à répétition, concessions aux indépendantistes catalans et diplomatie de rupture avec Washington. Le chef du gouvernement espagnol tient encore. Mais à quel prix pour l’Espagne ?
Publié par A.G.
Résumé de l'article
- L’Espagne de Pedro Sánchez affiche une croissance flatteuse, mais ce rebond repose largement sur la dette, les fonds européens, la dépense publique et une immigration massive.
- Le Premier ministre survit politiquement malgré une majorité fragile, les concessions aux indépendantistes catalans et les affaires qui touchent son entourage proche.
- Derrière la vitrine économique, le modèle espagnol apparaît explosif : productivité faible, tensions identitaires, institutions fragilisées, diplomatie risquée et refus du réarmement.
Depuis 2018, Pedro Sánchez survit à tout. Aux défaites électorales. Aux majorités introuvables. Aux scandales qui cernent son entourage. Aux critiques sur son alliance avec les indépendantistes catalans. Et même aux soupçons visant son épouse, son frère, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos ou encore le procureur général qu’il continue de soutenir politiquement.
Cette longévité force presque l’admiration. Elle dit quelque chose du talent tactique de Sánchez. Mais elle dit aussi autre chose : l’Espagne s’enfonce dans un système de plus en plus instable, où la survie politique du chef du gouvernement semble passer avant la cohérence nationale.
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