Les travailleurs indépendants sont plus exposés au risque de pauvreté monétaire que les salariés, selon la première étude du SPF Sécurité sociale consacrée à cette question. L’analyse montre toutefois que la protection sociale joue un rôle d’amortisseur important face à ce risque accru.
D’après les données d’Eurostat, le risque de pauvreté concerne 14,2 % des travailleurs indépendants âgés de 18 à 64 ans, contre 2,8 % des salariés. Un écart jugé surprenant par l’administration fédérale, dans la mesure où les indépendants vivent plus souvent dans des ménages où tous les membres travaillent à temps plein.
La protection sociale limite néanmoins fortement cet impact. Près d’un indépendant sur sept bénéficie d’une aide au revenu (13,9 %). Cette proportion atteint 21,9 % dans le quintile de revenus le plus faible et a culminé à 72,2 % durant la crise du Covid-19, notamment grâce au droit passerelle. Selon Sven Vanhuysse, expert au SPF Sécurité sociale, sans ces mécanismes, le risque de pauvreté des indépendants aurait été deux fois plus élevé en 2020. Des données plus récentes indiquent encore que les prestations sociales réduisent ce risque de 26,9 %.
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