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L’exploitation du pétrole du Venezuela pourrait être une affaire beaucoup plus périlleuse qu’imaginée par Donald Trump

par Maxence Dozin
Federico PARRA, KAMIL KRZACZYNSKI / AFP

L’hebdomadaire français Le Point relaye le témoignage d’experts qui estiment que faire affaire avec Caracas ne serait pas nécessairement intéressant pour les compagnies pétrolières américaines, qui d’ailleurs ne se sont pas encore signalées

Lors de sa conférence de presse organisée dans sa résidence floridienne samedi après-midi, le président américain s’est montré assertif : une des conséquences de la capture de M. Maduro consiste en le fait que les Etats-Unis vont « diriger la transition politique » vers un gouvernement réceptif et collaboratif au regard des intérêts américains. Ce nouvel état de fait voulu par le président américain pourrait en outre, espère M. Trump, engendrer une reprise de l’exploitation des réserves d’hydrocarbures vénézuéliens sous supervision américaine. « Nous allons », a partagé le président américain, « faire entrer nos très grandes compagnies pétrolières américaines pour qu’elles investissent des milliards de dollars, réparent les infrastructures gravement dégradées et recommencent à faire gagner de l’argent au pays. » « Il y a beaucoup d’argent à tirer de ce sol », devait-il conclure.

Les choses seront-elles aussi simples ? D’aucuns en doutent. Caracas détient actuellement un peu moins d’un cinquième des réserves mondiales prouvées de pétrole, et 80% de la production est acheminée vers la Chine. Plus largement, tout indique que le secteur de l’extraction pétrolière vénézuélienne soit en faillite : The Economist relève ainsi que la production pétrolière nationale a chuté d’environ deux-tiers depuis la fin des années 2000. Un spécialiste cité par le magazine français explique que la capacité d’extraction de réserves d’hydrocarbures ont été plombées par « la négligence, la médiocrité des infrastructures, le sous-investissement et la corruption ».

Un succès loin d’être garanti

Pour exploiter pleinement les réserves vénézuéliennes, encore faudrait-il relancer une production aujourd’hui exsangue. Selon le Washington Post, un tel redémarrage nécessiterait jusqu’à 100 milliards de dollars d’investissements étalés sur plus d’une décennie. « Encore faut-il qu’une stabilité politique suffisante permette aux entreprises d’opérer librement sur toute cette période », souligne toutefois le quotidien de la capitale fédérale américaine. Si Chevron demeure actif au Venezuela, avec une production d’environ 200 000 barils par jour répartis sur quatre champs, les autres compagnies américaines ne semblent guère pressées de suivre. D’après The Economist, elles sont restées silencieuses face aux appels du président américain.

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