Marseille : un journaliste de M6 encerclé et violemment frappé lors du blocage d’un lycée
Un journaliste de M6 a été encerclé et frappé à plusieurs reprises jeudi matin alors qu'il couvrait le blocage du lycée Saint-Exupéry à Marseille. Sa caméra a également été détruite. La société des journalistes de M6 dénonce une « agression ciblée » et une multiplication des violences contre la presse.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Un journaliste de M6 a été encerclé et frappé à plusieurs reprises devant le lycée Saint-Exupéry à Marseille. Sa caméra a été détruite. La SDJ de M6 dénonce une « agression ciblée ».
Un correspondant de M6 a été violemment agressé jeudi matin à Marseille alors qu'il couvrait le blocage du lycée Saint-Exupéry, théâtre de graves incidents depuis le début de la journée.
La Société des journalistes (SDJ) de la rédaction de M6 a d'abord révélé les faits dans un communiqué. Selon son récit, le journaliste s'apprêtait à quitter les lieux lorsqu'il a été « pris à partie », avant d'être encerclé par « de nombreux individus » et frappé à plusieurs reprises. Sa caméra a également été détruite.
La SDJ de la rédaction de @m6info condamne fermement l'agression d'un de ses journalistes ce matin à Marseille alors qu'il couvrait le blocage du Lycée Saint-Exupéry. pic.twitter.com/0DvN57LY5o
— SDJ_M6 (@sdj_m6) October 1, 2026
Le groupe M6 a ensuite apporté de nouvelles précisions sur son état : son correspondant marseillais a été « blessé au front » au cours de l'agression. Il lui apporte « tout son soutien », lui souhaite « un prompt rétablissement » et annonce qu'il va porter plainte.
« Total soutien à notre collègue journaliste violemment agressé à Marseille alors qu'il exerçait son métier », a également réagi M6 Info.
« Quelle que soit la cause qu'on prétend défendre, la violence n'est pas acceptable »
La direction du groupe condamne l'agression « avec la plus grande fermeté » et replace l'incident dans la question plus générale de la liberté de la presse.
« S'en prendre à un journaliste dans l'exercice de ses fonctions, c'est porter atteinte à la liberté d'informer et au droit de chacun à une information libre et indépendante », affirme M6.
Le groupe adresse également un message sans ambiguïté aux auteurs de violences commises en marge de la mobilisation : « Quelle que soit la cause qu'on prétend défendre, la violence n'est pas acceptable, en particulier à l'encontre de celles et ceux qui exercent leur métier pour témoigner des événements et les faire connaître au public. »
Le Groupe M6 condamne fermement l’agression de l’un de ses correspondants à Marseille et annonce porter plainte.
— M6Pro (@M6pro) October 1, 2026
Le Groupe M6 condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime ce journaliste, correspondant de la rédaction de M6 à Marseille, alors qu’il…
La SDJ de M6 évoque de son côté une « agression ciblée » et estime que les attaques contre les journalistes couvrant le mouvement ne constituent plus des faits isolés.
« Depuis plusieurs jours, les actes violents envers les journalistes qui couvrent ces mouvements de contestation se multiplient », dénonce-t-elle, avant d'appeler au « respect strict de la liberté d'informer, pilier de notre démocratie ».
Une matinée particulièrement violente à Saint-Exupéry
L'agression intervient alors que les abords du lycée Saint-Exupéry ont été le théâtre de graves violences jeudi matin.
Un camion de marins-pompiers intervenant à proximité de l'établissement a notamment été encerclé, pillé puis incendié. Des bus ont également été pris à partie et un conducteur agressé.
L'attaque contre le correspondant de M6 ajoute donc un nouvel épisode à une matinée marquée par une succession d'incidents autour de l'établissement.
La prudence reste toutefois nécessaire concernant l'identité des agresseurs. La SDJ évoque « de nombreux individus », tandis que le groupe M6 indique que son journaliste couvrait une « manifestation lycéenne ». Aucun des deux communiqués ne permet d'établir que les personnes ayant frappé le journaliste étaient elles-mêmes des lycéens.
Le groupe M6 entend désormais donner une suite judiciaire à l'affaire. Sa plainte devra permettre aux enquêteurs de tenter d'identifier les auteurs de l'agression et de la destruction de la caméra.