Mitra Hejazipour estime que Iraniens n’ont aucune leçon à recevoir de la gauche occidentale
Dans un entretien accordé au Figaro, la joueuse d’échecs irano-française Mitra Hejazipour salue la disparition d’Ali Khamenei, juge le régime des mollahs "indéfendable" et répond frontalement à une partie de la gauche occidentale qu’elle accuse de parler au nom du peuple iranien sans avoir jamais vécu sous le joug du satrape.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Dans une interview au Figaro, la joueuse d’échecs irano-française Mitra Hejazipour se félicite de la disparition du guide suprême iranien et affirme que le régime des mollahs n’est pas réformable. Elle estime que les Iraniens ont déjà payé le prix fort dans la rue et fustige le paternalisme d’une partie de la gauche occidentale, qu’elle accuse de distribuer des leçons morales sans connaître la réalité du pays. Elle évoque la possibilité d’une transition incarnée par Reza Pahlavi et appelle la France à soutenir plus clairement le peuple iranien.
Pour Mitra Hejazipour, la mort du guide suprême marque un tournant historique. Elle parle "d’une très grande nouvelle et d’une chance" inédite de voir enfin vaciller un régime qu’elle qualifie de dictature criminelle. Son propos ne relève pas d’un commentaire géopolitique abstrait : il s’enracine dans une mémoire de quarante-sept ans de répression, de tortures, d’exécutions et d’humiliations.
Elle insiste sur un point central : le régime iranien n’est pas réformable. À ses yeux, les tentatives de conciliation ou d’attente d’une transition interne ont déjà été éprouvées par l’histoire récente. Les mobilisations successives, notamment celles de ces dernières années, ont démontré selon elle que la société iranienne a payé le prix fort, sans obtenir d’ouverture structurelle.
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