Narcotrafic: David Weytsman réclame la fermeture définitive des commerces liés au crime organisé
Le président du MR Bruxelles & Périphérie, David Weytsman, soutient la proposition de la bourgmestre d’Anvers visant à permettre la fermeture définitive des commerces servant de façade ou de point d’appui au crime organisé.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- David Weytsman soutient la possibilité de fermer définitivement les commerces dont le lien avec le crime organisé est établi.
- Il veut empêcher qu'une fermeture soit contournée par un changement de gérant, de société ou d’enseigne.
- Le président du MR Bruxelles & Périphérie estime qu’il faut désormais «frapper l’économie et les infrastructures» du narcotrafic.
David Weytsman estime que cette mesure devrait faire partie des réponses apportées dans le cadre de l’urgence nationale contre le narcotrafic.Selon lui, les déclarations du ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin, doivent désormais se traduire par des décisions concrètes. « Bernard Quintin, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, a raison de parler d’urgence nationale. Maintenant, cette urgence doit se traduire par des mesures fortes et concrètes. Fermer définitivement les commerces qui servent le narcotrafic doit en faire partie. On ne combattra pas ces réseaux uniquement dans la rue : il faut aussi frapper leur économie et leurs infrastructures », affirme-t-il. dans un communiqué diffusé ce vendredi.
Cette prise de position intervient dans un contexte de violences répétées liées au trafic de drogue à Bruxelles. D’après les chiffres avancés dans le communiqué, 101 fusillades ont été recensées en 2025 dans la capitale. Sur les sept premiers mois de 2026, 57 nouvelles fusillades auraient déjà eu lieu dans les 19 communes bruxelloises, faisant deux morts et 21 blessés.
Couper les points d'appui des trafiquants
Pour David Weytsman, la lutte contre le narcotrafic ne doit pas se limiter à une présence policière renforcée dans l’espace public, mais doit également viser les structures permettant aux organisations criminelles de s’implanter durablement dans certains quartiers. « Un réseau criminel a besoin de dealers et d’armes, mais aussi de lieux pour stocker, blanchir de l’argent ou organiser ses activités. Lorsqu’un commerce est structurellement lié au narcotrafic, au trafic d’armes ou au blanchiment, il faut pouvoir couper définitivement ce point d’appui », déclare-t-il.
Actuellement, la législation fédérale permet déjà aux communes d’intervenir contre certains établissements, mais les procédures sont jugées complexes et difficiles à mettre en oeuvre. Des adaptations sont envisagées au niveau fédéral. Dans ce cadre, David Weytsman plaide pour une réforme qui simplifie les mécanismes existants et empêche qu’une fermeture soit contournée par un changement de gérant, de société ou d’enseigne.
« Il faut évidemment des faits établis, une procédure solide et le respect de l’État de droit. Mais une fois le lien avec le crime organisé démontré, nous devons arrêter de jouer au chat et à la souris. Fermer six mois pour voir rouvrir ensuite le même commerce sous un autre nom n’a aucun sens », poursuit-il.
Le président du MR Bruxelles & Périphérie estime enfin que cette possibilité de fermeture définitive devrait pouvoir être appliquée à Bruxelles comme ailleurs dans le pays. « Un commerçant honnête doit être protégé. Un commerce qui sert le crime organisé doit pouvoir être fermé définitivement. C’est exactement le type de décision que doit permettre l’urgence nationale. Nous devons cesser de simplement contenir le narcotrafic : nous devons démanteler ses réseaux, ses revenus et ses points d’appui », conclut-il.