Nucléaire et allié de Riyad : pourquoi le Pakistan pourrait devenir un problème pour l’Iran (analyse)
Alors que l’Iran multiplie les menaces et envisage d’étendre ses représailles jusqu’en Europe, le Pakistan nucléaire pourrait devenir un contrepoids de poids à Téhéran. Son rapprochement militaire avec l’Arabie saoudite et la Turquie rebat les cartes dans une région en pleine recomposition.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Alors que l’Iran multiplie les menaces, le Pakistan nucléaire et son alliance avec Riyad et Ankara pourraient devenir un contrepoids croissant à Téhéran.
L’Iran regarde vers l’ouest. Des responsables iraniens envisagent désormais, en cas de nouvelle escalade avec Washington, de frapper des intérêts militaires américains jusqu’en Europe du Sud-Est. La Bulgarie et Chypre figureraient parmi les cibles étudiées par Téhéran, tandis que des attaques contre des câbles sous-marins dans le détroit d’Ormuz auraient également été examinées.
Mais plutôt que de regarder vers l’ouest, la République islamique pourrait aussi avoir intérêt à surveiller également sa frontière orientale. Car l’Iran partage près de 900 kilomètres de frontière avec une puissance nucléaire de premier ordre : le Pakistan.
Islamabad n’est pas un ennemi de Téhéran. Bien au contraire : le Pakistan s’est efforcé ces derniers mois de maintenir le dialogue avec son voisin et de jouer les intermédiaires dans la crise régionale. Mais l’évolution de l’équilibre des puissances au Moyen-Orient pourrait progressivement rendre les deux pays plus difficiles à concilier.
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