Paul Magnette publie un essai et propose une vision de société différente de celle de De Wever
Alors que le Premier ministre Bart De Wever a publié la version francophone de son essai Prospérité, le président du PS Paul Magnette lui répond par un court ouvrage intitulé La prospérité pour tous, dans lequel il critique frontalement la politique économique du gouvernement et propose les alternatives socialistes.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Au moment où Bart De Wever publie la version francophone de son essai Prospérité, le président du PS Paul Magnette riposte avec un court ouvrage intitulé La prospérité pour tous. Dans ce texte, il critique la politique économique du gouvernement et affirme proposer des alternatives socialistes, notamment en matière de salaires, d’emploi et de fiscalité.
La confrontation politique entre Paul Magnette et Bart De Wever se déplace désormais aussi sur le terrain éditorial. Au moment où le chef du gouvernement publie la version francophone de son livre Prospérité, le président du PS sort un court ouvrage intitulé La prospérité pour tous, présenté comme une réponse directe à l’argumentaire du leader flamand.
Dans cet opuscule d’une soixantaine de pages publié sous l’égide de l’Institut Émile Vandervelde, Paul Magnette affirme vouloir « déconstruire » les thèses développées par Bart De Wever, qui défend dans son livre la politique économique menée par son gouvernement pour redresser les finances publiques et restaurer la prospérité du pays.
Une critique frontale de la politique du gouvernement
Le président du PS accuse au contraire la coalition fédérale de droite d’obtenir des résultats opposés à ceux qu’elle promet. Selon lui, la politique menée par le gouvernement De Wever se traduirait par « une croissance atone, un taux d’emploi en baisse, des déficits qui s’envolent et une hausse sans précédent de la pauvreté ».
Paul Magnette critique également l’analyse historique et économique présentée dans l’ouvrage du Premier ministre. Il reproche notamment à Bart De Wever de minimiser le rôle du mouvement socialiste dans la construction de la sécurité sociale belge ou encore d’ériger certains modèles étrangers en exemple, comme celui de Singapour.
Au-delà de la critique, le chef du PS avance plusieurs pistes alternatives, parmi lesquelles une hausse générale des salaires, une politique de plein-emploi, une fiscalité accrue sur les plus riches ou encore la régularisation de certains travailleurs sans-papiers présents en Belgique.
Cette publication intervient alors que Bart De Wever multiplie les interviews dans la presse francophone à l’occasion de la sortie de son essai en français, ce qui explique en partie la rapidité de la riposte socialiste. Le duel politique entre le Premier ministre et l’opposition se poursuit ainsi aussi bien au Parlement que dans les librairies.