Pour la gauche, les Iraniens ne sont pas les bonnes victimes
Publié par A.G.
Prisonnière de son anti-occidentalisme réflexe, la gauche refuse de reconnaître, dans les manifestations en Iran, une lutte pour la liberté, car elle dérange ses récits, ses clientèles idéologiques ou ses conforts intellectuels. N’a-t-elle pas soutenu massivement en 1979 la « bonne » révolution de Khomeiny contre « l’Empire américain » ? Pour avoir le soutien de la gauche, faut-il être palestinien ?
En Iran, des millions de personnes bravent la répression pour renverser une théocratie à bout de souffle. Pourtant, une partie de la presse et de la gauche occidentales minimise le mouvement, l’ignore ou le réduit à une simple protestation contre la vie chère. Dans Le Point, traduit d’un texte proposé à Quillette, Yascha Mounk dénonce un silence idéologique face à une révolte jugée “mal alignée”. Kamel Daoud fustige une lecture méprisante qui refuse de voir des Iraniens se battre pour la liberté. Deux voix, un même constat : le courage iranien dérange nos certitudes. Où sont les manifestations massives en faveur du peuple iranien telles que celles qu’on a vues pour Gaza ?
Deux chroniqueurs réguliers du Point, Yascha Mounk et Kamel Daoud partent d’une même observation : la révolte iranienne est majeure, courageuse, profondément politique, et pourtant mal traitée, minimisée ou passée sous silence par une partie des médias et des intellectuels occidentaux, en particulier à gauche. Mais chacun éclaire ce déni sous un angle différent.
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