Pour la première fois, l’Union européenne envisage sérieusement d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur sa liste des organisations terroristes. Longtemps écartée au nom de la prudence diplomatique et des contraintes juridiques, cette option progresse désormais au cœur des capitales européennes, portée par Rome, soutenue par Paris, et assumée par Bruxelles. Derrière cette possible décision, c’est un changement de posture plus large vis-à-vis du régime iranien qui se dessine.
L’annonce marque un tournant. À l’issue d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas (photo) a confirmé que l’Union européenne pourrait décider d’inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes. Une hypothèse jusqu’ici systématiquement repoussée, tant ses implications politiques, juridiques et diplomatiques étaient jugées explosives.
Depuis des années, les Vingt-Sept se contentaient de sanctions ciblées telles que des gels d’avoirs, des interdictions de visa ou des restrictions commerciales. La qualification terroriste, elle, restait un seuil à ne pas franchir. Elle impliquait de rompre avec la fiction d’un dialogue encore possible avec Téhéran, et d’assumer un affrontement politique ouvert avec l’un des piliers du régime islamique.
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