La question est politiquement explosive, mais économiquement incontournable. Dans une analyse récente, le Financial Times pose frontalement ce que de nombreux gouvernements européens préfèrent encore contourner : l’Europe peut-elle continuer à financer des systèmes de retraite généreux sans relever l’âge de départ ? À mesure que le continent vieillit, la réponse semble de moins en moins contestable sur le plan des chiffres, même si elle demeure hautement inflammable sur le plan démocratique.
Le constat de départ est simple. En Europe, près de la moitié des dépenses de protection sociale est désormais consacrée aux pensions de vieillesse et de survivants. Dans plusieurs grands pays, celles-ci représentent plus de 14 % du PIB, culminant à plus de 15 % en Italie. En Allemagne, un tiers de l’ensemble des recettes fiscales fédérales sert déjà à combler les déficits du régime public.
Cette pression budgétaire ne relève pas d’un emballement ponctuel, mais d’une dynamique structurelle de baisse durable de la natalité, d’allongement de l’espérance de vie, de croissance économique atone. L’âge médian européen atteint aujourd’hui 43 ans, et dans les décennies à venir, le nombre de retraités augmentera presque deux fois plus vite que lors des vingt-cinq dernières années.
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