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Royaume-Uni : la publicité pour la malbouffe bannie afin de freiner l’obésité infantile

par Rédaction

À partir de lundi, les produits trop gras, salés ou sucrés disparaissent des écrans de télévision avant 21 heures et d’internet. Le gouvernement britannique espère ainsi enrayer la progression alarmante de l’obésité chez les enfants, annonce notamment la RTBF.

Biscuits, céréales sucrées, sodas ou plats surgelés jugés trop riches en graisses, en sel ou en sucres ne pourront plus être promus à la télévision britannique avant 21 heures. La publicité en ligne pour ces produits sera, elle, totalement interdite. Selon l’exécutif, cette mesure pourrait permettre d’éviter jusqu’à 20.000 nouveaux cas d’obésité infantile chaque année.

Une classification des produits « les moins sains »

Les aliments concernés ont été identifiés à l’aide d’un système de notation gouvernemental évaluant leur teneur en sel, graisses, sucres et protéines. Sont notamment visés certaines céréales pour le petit-déjeuner, des produits de boulangerie, des boissons énergisantes, smoothies, hamburgers ou nuggets de poulet surgelés. À l’inverse, les alternatives jugées plus saines, comme les yaourts nature, ne sont pas concernées par l’interdiction.

Une urgence de santé publique

Les chiffres avancés par le gouvernement illustrent l’ampleur du problème : 22 % des enfants en Angleterre sont obèses ou en surpoids à l’entrée à l’école primaire, autour de cinq ans. Cette proportion grimpe à 35,8 % à la fin de l’école, vers dix ou onze ans.
L’exécutif espère que la restriction de la publicité incitera également les industriels à reformuler leurs recettes pour améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large. Fin novembre, Londres a annoncé l’extension de la taxe sur les boissons sucrées, en vigueur depuis 2018, à de nouveaux produits, dont les milk-shakes et les laits aromatisés. Le Royaume-Uni affiche par ailleurs le troisième taux d’obésité adulte le plus élevé d’Europe. Cette maladie représente un coût estimé à 11,4 milliards de livres sterling par an pour le système public de santé.

La rédaction

(Photo Belgaimage)

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