Ségolène Royal tacle Raphaël Glucksmann : « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise »
Ségolène Royal traite Glucksmann de "stagiaire". La candidate n'a rien à perdre dans cette campagne des primaires et elle va taper dur sur le camp Glucksmann qui craint déjà les débats face à l'ancienne ténor du PS.
Publié par J.PE
À l’approche de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal durcit le ton contre Raphaël Glucksmann. Dans un entretien accordé à Libération, l’ancienne ministre socialiste met en avant son expérience politique et remet en cause celle de l’eurodéputé. Nous avions déjà insisté dans nos colonnes sur le fait que la candidate allait pilonner le camp Glucksmann durant la campagne et que les débats s’annoncent assez animés entre candidats de la gauche. Ségolène Royal n'a rien à perdre dans cette campagne des primaires, et tout à gagner. En franchissant l'obstacle réputé insurmontable des parrainages avec une facilité déconcertante, elle démontre un instinct politique et une ténacité de fer. Elle s'offre une visibilité médiatique totale et une dynamique de victoire que plus personne ne peut nier.
Royal revendique son expérience
Interrogée sur ce qui la différencie de Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal met en avant son parcours politique et ses différentes responsabilités exercées au niveau local, national et international. Elle revendique ainsi son expérience du « commandement démocratique » et considère que cette expérience constitue un atout dans la perspective d’une candidature à l’élection présidentielle.
À l’inverse, elle juge que Raphaël Glucksmann ne disposerait pas, selon elle, de la même expérience de l’exercice du pouvoir. Elle lui reproche également une forme de « méconnaissance du peuple ». Une critique qui est souvent envoyée au candidat Glucksmann qui n'a jamais été ministre, député à l'Assemblée nationale mais n'a été élu que comme député européen.
Une comparaison avec Emmanuel Macron
Pour illustrer son propos, Ségolène Royal établit également un parallèle avec Emmanuel Macron.
C’est dans ce contexte qu’elle formule sa comparaison la plus sévère à l’égard de Raphaël Glucksmann. Elle déclare : « Femme socialiste, j'ai fait mes preuves dans l'exercice difficile du commandement démocratique local, national et international, assure-t-elle. « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. C'est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin », assène-t-elle.
Une formule qui traduit la volonté de l’ancienne ministre de faire de l’expérience et du bilan des responsables politiques un axe central de sa campagne.