La relance du service militaire, sous des formes multiples, s’impose désormais comme un marqueur stratégique en Europe. Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, puis surtout depuis l’invasion de l’Ukraine, la question de la mobilisation des sociétés européennes est revenue au cœur du débat. Volontariat renforcé, conscription maintenue ou rétablie, sélection ciblée, les réponses diffèrent mais la préoccupation est commune. Dans ce paysage en recomposition, la Belgique avance à pas mesurés, attentive aux évolutions de ses voisins sans rompre avec sa tradition de retenue.
En France, Emmanuel Macron a précisé les contours d’un nouveau service militaire volontaire, destiné à mobiliser progressivement plusieurs dizaines de milliers de jeunes. Présenté comme un outil de cohésion et de préparation face à une « menace durable », ce dispositif s’inscrit dans une dynamique continentale plus large, où l’idée même de nation mobilisable a cessé d’être théorique.
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