Sketch de Pierre Scheurette à la RTBF : le CSA classe les plaintes sans suite
Le CSA a classé sans suite les plaintes concernant le sketch de Pierre Scheurette diffusé lors de la conférence de presse de rentrée de la RTBF. Le régulateur estime que la séquence, malgré son caractère potentiellement choquant, ne constitue pas une infraction au droit audiovisuel.
Publié par Rédaction
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Résumé de l'article
Le CSA classe sans suite les plaintes visant le sketch de Pierre Scheurette à la RTBF. Le régulateur retient son caractère satirique et ne constate aucune infraction au droit audiovisuel.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de classer sans suite les plaintes concernant le sketch controversé de Pierre Scheurette diffusé lors de la conférence de presse de rentrée de la RTBF.
La séquence avait été diffusée en direct puis brièvement proposée en replay sur Auvio. Les plaintes visaient notamment un visuel présentant les visages de « 50 personnalités que le MR aurait préférées à Thomas Gadisseux comme nouveau directeur de l'information », mêlant des personnalités issues des mondes politique, culturel et journalistique.
Le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) s'était précédemment déclaré incompétent et avait transmis les plaintes au CSA.
Le caractère humoristique retenu
Le Secrétariat d'instruction du régulateur a notamment examiné la séquence au regard des règles relatives à la dignité humaine, à la discrimination fondée sur les convictions politiques et des obligations de cohésion sociale imposées à la RTBF par son contrat de gestion.
Le CSA reconnaît que les propos de Pierre Scheurette ont pu « heurter les personnes concernées » ou « choquer tout ou partie de la population », mais considère que plusieurs éléments permettaient d'identifier clairement le caractère humoristique de la séquence.
Selon le régulateur, les propos ne pouvaient « raisonnablement être compris comme relevant d'une présentation journalistique de faits réels ».
Le CSA estime également que le sketch ne peut être considéré comme comportant ou encourageant une discrimination fondée sur les convictions politiques, malgré les interrogations qu'il a pu susciter sur « l'image et les opinions des journalistes représentés ».
Aucune infraction retenue contre la RTBF
Le régulateur rappelle enfin que toute restriction apportée à la liberté d'expression doit être interprétée strictement.
Compte tenu du caractère satirique de la séquence et de sa jurisprudence en la matière, il conclut que la RTBF « n'a pas commis d'infraction au regard du droit audiovisuel ni d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de sa liberté éditoriale ». Les plaintes sont donc classées sans suite.