Sophie Wilmès sur la disparition de son mari « Le travail est finalement remplaçable. Les gens, eux, ne le sont pas. »
Dans un entretien intime, Sophie Wilmès revient sur son parcours politique, son équilibre familial et le bouleversement causé par la maladie puis le décès de son mari. Un témoignage marqué par la notion de devoir, mais aussi par une redéfinition radicale des priorités.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Interrogée dans le cadre du livre Girlcrush, Sophie Wilmès évoque son engagement politique, son fonctionnement en équipe avec son mari et l'importance centrale de la famille. Elle revient longuement sur la perte de son époux, qui l'a contrainte à assumer seule ses responsabilités et à revoir ses priorités.
La journaliste flamande Hannelore Simoens a rencontré de nombreuses femmes dans le cadre de son livre "Girlcrush", afin de voir comment les femmes qu’elles interrogent, ont réussi à concilier vie de famille et travail.
Au fil de l'interview, dont quelques extraits ont été partagés dans le média HLN, on découvre une série de confidences de Sophie Wilmès.
L’ancienne Première Ministre se confie : « Je ne sais pas faire les choses à moitié. Quand je dis oui, je m'y consacre à fond. J'ai fait campagne comme si ma vie en dépendait. Pas par soif de pouvoir, mais par sens du devoir. Et contre toute attente, j'ai été élue. Devient-on Premier ministre par hasard ? Non, bien sûr que non. Il faut de la chance, et les bonnes rencontres. Mais je n'avais pas de grand plan de carrière. Je ne me suis jamais dit : 'Si je fais ça maintenant, je pourrai être ministre dans cinq ans'. Ça ne m'intéressait pas. Je trouve que ce genre de calcul enlève tout son éclat à la vie. Je ne regarde pas la prochaine étape. »
Le choc de la perte et la redéfinition des responsabilités
Sur le bouleversement qu’a été le décès de son mari, elle confie : « J'ai cinquante ans aujourd'hui, je suis veuve, je suis mère célibataire. Je dois désormais davantage penser à long terme. Avant, je faisais équipe avec mon mari. Nous étions deux, nous nous complétions, nous nous équilibrions mutuellement. Si l'un trébuchait, l'autre le rattrapait. Aujourd'hui, je ne peux pas trébucher, car il n'y a plus de partenaire pour me rattraper. Je dois m'assurer toute seule que tout fonctionne et que tout est en ordre. Je suis seule responsable de la famille. Et on parle parfois facilement de la responsabilité d'une famille, mais c'est une lourde responsabilité. »
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter