Taux belge à dix ans : le coût de la dette atteint un sommet depuis 2008
Le taux belge à dix ans a dépassé 4,3% lundi, un niveau inédit depuis l’automne 2008. Cette hausse renchérit les nouveaux emprunts de l’État et pèse sur les candidats à l’achat immobilier.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le rendement des obligations belges à dix ans a dépassé 4,3% lundi, un sommet depuis 2008. La hausse concerne aussi d’autres pays. Elle augmentera progressivement le coût des nouveaux emprunts publics si elle persiste. Les candidats acheteurs font déjà face à des taux de crédit immobilier plus élevés.
La Belgique doit désormais offrir plus de 4,3% pour emprunter sur dix ans. Le rendement de ses obligations a franchi ce seuil lundi 28 septembre. Selon les chiffres communiqués, il atteint son plus haut niveau depuis l’automne 2008.
Ce taux sert de repère pour le financement à long terme de l’État. Sa hausse ne modifie pas les intérêts des obligations déjà émises à taux fixe. Elle alourdit progressivement la facture lorsque le Trésor émet de nouveaux titres ou refinance une dette arrivée à échéance.
Une hausse des taux qui dépasse la Belgique
Le mouvement touche plusieurs grandes économies. L’Allemagne, dont les obligations servent de référence en Europe, a vu son taux à dix ans dépasser 3,6% lundi. Le taux français a franchi 4,7%.
Aux États-Unis, le rendement à dix ans a atteint 5,27%, selon les calculs de Bloomberg cités dans les données transmises. Il aurait gagné dix points de base pendant la séance. Un point de base correspond à un centième de point de pourcentage.
Cette progression simultanée invite à distinguer la tendance mondiale de la situation propre à chaque pays. Le taux demandé à la Belgique dépend des conditions générales du marché. Il dépend aussi de la manière dont les investisseurs évaluent ses finances publiques.
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