Le président américain Donald Trump a décidé d’ouvrir un nouveau front stratégique dans sa recomposition du rapport de force en Amérique latine. Après la capture de Nicolás Maduro, Washington entend désormais priver Cuba (son président Miguel Diaz-Canel sur la photo de gauche) de son principal soutien énergétique en s’attaquant au pétrole vénézuélien dont dépend largement l’île. Le message est explicite : sans accord politique, il n’y aura « plus de pétrole ni d’argent » en provenance de Caracas.
Dans une série de déclarations publiques, le président américain a affirmé vouloir couper totalement l’approvisionnement cubain en brut vénézuélien, estimant que La Havane a vécu pendant des années grâce à cette rente, en échange de services sécuritaires fournis au régime chaviste. Il exhorte désormais les autorités cubaines à conclure un accord « avant qu’il ne soit trop tard », tout en laissant entendre que les États-Unis détiennent désormais l’essentiel des leviers.
Une dépendance énergétique devenue talon d’Achille
La vulnérabilité de Cuba est d’abord structurelle. L’île consomme environ 100.000 à 110.000 barils de pétrole par jour pour faire fonctionner ses centrales électriques, son industrie et ses transports, mais n’en produit qu’une fraction. Depuis des années, le déficit est comblé par des livraisons préférentielles venues du Venezuela, fortement réduites mais toujours vitales.
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