Une évaluation concrète de l’EVRAS ? Pas pour tout de suite
Publié par Nicolas de Pape
• Mis à jour le
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La ministre francophone de l’Éducation et de l’Enseignement pour adultes Valérie Glatigny (MR) confirme que l’évaluation du Guide EVRAS (Education à la vie relationnelle, affective & sexuelle) est prévue dans le cadre de la Déclaration de politique communautaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais aucune méthodologie n’a été arrêtée pour le moment.
Écrit dans une optique « non-hétéro-normée » et empli de références néo-progressistes "woke", le Guide Evras a fait couler beaucoup d’encre. Certains pédopsychiatres lacaniens et freudiens se sont émus, reprochant au Guide une « sacralisation de l’autodétermination de l’enfant », notamment à choisir son sexe, ou une exposition trop précoce à certains types de sexualité (tarifée notamment).
Par exemple, les 9‑11 ans doivent être informés de l’influence positive et négative de la pornographie, indique le document. Le Guide octroierait « une place disproportionnée à la théorie du genre, eu égard à la réalité de la vie et aux préoccupations réelles des enfants et des adolescents ». Ainsi, les animateurs du Guide devraient interpeller les enfants non comme garçons ou filles mais « ceux qui se ressentent filles ou garçons ».
La polémique n'est pas éteinte
Pour la plateforme EVRAS, en revanche, le guide n’est pas un mode d’emploi[1]. « Il repose sur un cadre légal solide et une vaste revue de la littérature nationale et internationale, incluant des recommandations de l’OMS, de l’Unesco et d’autres organismes internationaux. Il est le fruit d’une large concertation avec 150 professionnels de terrain et 380 enfants et jeunes, démontrant ainsi son ancrage dans les besoins réels du public visé. »
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