Violences autour des écoles : 18 policiers blessés à Liège, 55 arrestations à Liège et Charleroi
Les rassemblements scolaires ont provoqué de nouveaux débordements lundi. À Liège, au moins 18 policiers souffrent de blessures légères. À Charleroi, la police annonce 25 arrestations, dont 21 arrestations administratives de mineurs.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les mobilisations d’élèves ont entraîné des heurts et d’importants dégâts à Liège, où la police recense 30 arrestations. À Charleroi, 25 arrestations et l’agression d’un agent marquent la journée. Des incidents touchent également Mons et Hannut, tandis que les autorités appellent au calme.
Au moins 18 policiers ont subi des blessures légères lundi 5 octobre à Liège, lors de nouveaux heurts. La police locale recense 23 arrestations administratives et sept arrestations judiciaires. À Charleroi et Gosselies, les forces de l’ordre annoncent 21 arrestations administratives de mineurs et quatre arrestations judiciaires.
Ces bilans de fin de journée, accompagnent d’importants dégâts matériels. Des groupes ont incendié du mobilier urbain, endommagé des véhicules et lancé des projectiles contre les policiers.
Depuis jeudi, des élèves du secondaire se mobilisent devant plusieurs établissements. Ils disent dénoncer leurs conditions d’études et contestent certaines réformes gouvernementales. Après les violences de la semaine dernière, plusieurs directions avaient renforcé leurs mesures de prévention.
Rassemblements scolaires à Liège, des violences dans le centre-ville
Ces bilans de fin de journée, rapportés par RTL Info, accompagnent une nouvelle mobilisation devant plusieurs établissements scolaires. Depuis jeudi, des élèves du secondaire dénoncent leurs conditions d’études et défendent l’accessibilité de l’enseignement. Leur mouvement intervient sur fond de contestation des réformes gouvernementales, également critiquées par des enseignants.
Plusieurs directions avaient renforcé leurs mesures de prévention après les violences de la semaine dernière. Certains rassemblements ont conservé leur caractère pacifique. D’autres ont débouché sur des incendies, des dégradations et des agressions contre les forces de l’ordre.
Rassemblements scolaires à Liège, des dégâts dans le centre-ville
À Liège, les premiers groupes se sont réunis dès 7 heures devant plusieurs écoles. Des jeunes ont installé des barricades près de certains établissements. Vers 9 heures, un groupe plus nombreux a complètement bloqué la rue Hors-Château.
Les incidents ont ensuite gagné plusieurs secteurs du centre-ville. Selon la police, des groupes ont allumé des incendies et dégradé du mobilier urbain. Ils ont lancé des pavés, des mortiers, des barrières et des poteaux vers les agents.
Les dégâts touchent aussi plusieurs véhicules, dont des véhicules de police. Place de la République Française, des abris de bus ont été détruits et une aubette de contrôle du TEC incendiée. Les policiers ont utilisé à plusieurs reprises une autopompe et des gaz lacrymogènes pour disperser les groupes.
À Charleroi, un policier agressé lors d’une interpellation
À Charleroi, un groupe de jeunes a agressé un agent pendant l’interpellation d’un individu. En début d’après-midi, la police a également repéré des jeunes avec des pétards et des couteaux près de Ville 2.
La dernière intervention signalée a eu lieu à 15 h 30. Les policiers ont arrêté judiciairement un individu impliqué dans la bousculade d’un éducateur à l’Université du Travail. Ces faits figurent dans le bilan communiqué par la zone de police en fin de journée.
À l’athénée royal Vauban, le rassemblement a conservé un caractère pacifique. La directrice, Sarah Cornez, a fait entrer les élèves du premier degré et ceux souhaitant suivre les cours. Elle a rappelé que les manifestants ne pouvaient pas empêcher leurs camarades d’accéder à l’établissement.
Des incidents ailleurs, des appels au calme
À Mons, il y a eu des départs de feu et des interpellations, sur la base d’informations de Sudinfo. Les pompiers ont notamment maîtrisé un incendie près de l’école des Ursulines. Un vélo électrique et des déchets y avaient brûlé.
À Hannut, un pétard a atterri dans la cour d’une école primaire, en marge d’une action initialement calme. RTL Info signale des élèves blessés, sans fournir de bilan précis dans le compte rendu transmis.
La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse, a appelé au dialogue et rejeté toute violence.
Elle estime que des confusions avec certaines mesures françaises peuvent alimenter la colère. Le Comité des élèves francophones regrette, pour sa part, l’absence des élèves à la réunion préparatoire du dispositif liégeois.