Accueil » Christophe De Beukelaer quitte le Parlement bruxellois

Christophe De Beukelaer quitte le Parlement bruxellois

par Harrison du Bus
Photo Belgaimage

C’est désormais officiel. Christophe De Beukelaer (photo) a quitté ce vendredi le Parlement bruxellois, mettant un terme à son dernier mandat politique. Une décision annoncée dès septembre dernier et confirmée par la prestation de serment de sa successeur, Emel Köse, en séance plénière.

Ancien chef de file des Les Engagés à Bruxelles, Christophe De Beukelaer avait pourtant été pressenti pour entrer dans le futur gouvernement régional. Il avait choisi d’y renoncer, expliquant vouloir se réorienter vers l’entrepreneuriat et le secteur associatif. Une transition qu’il avait toutefois conditionnée à un minimum de responsabilité institutionnelle, refusant, selon ses mots, « d’abandonner le navire en pleine tempête » avant qu’une issue à la crise politique bruxelloise ne soit envisagée.

La sortie est désormais actée. Emel Köse, assistante en pharmacie de formation et conseillère communale à Schaerbeek, reprend le siège laissé vacant. Elle siégera au sein des commissions Égalité des chances, Droits des femmes et Santé, des matières en cohérence avec son parcours professionnel dans le secteur de la santé, où elle est active depuis plus de vingt ans.

Une transition déjà amorcée

Le retrait de Christophe De Beukelaer s’inscrit dans un processus entamé depuis plusieurs mois. En septembre, il avait déjà cédé la direction du groupe parlementaire à Kladys Kazadi. En novembre, la présidence de la fédération bruxelloise des Engagés avait été confiée à Victor Wiard. La démission du Parlement régional marque donc l’aboutissement logique de ce désengagement progressif.

Dans son message d’adieu adressé aux députés bruxellois, l’ancien élu a livré une réflexion sans détours sur l’exercice du pouvoir politique. Il y appelle ses anciens collègues à « servir un intérêt général qui dépasse leurs propres convictions » et à sortir d’un blocage institutionnel qu’il juge « honteux pour tous ». Une prise de distance qui se veut à la fois personnelle et politique.

« La seule manière juste d’exercer un mandat politique, c’est de le faire la main sur la porte », écrit-il encore, plaidant pour une forme de détachement qui, selon lui, libère la parole et l’action. Christophe De Beukelaer assure que la politique l’a « profondément transformé », notamment en l’amenant à assumer des décisions difficiles et à remettre en cause des équilibres établis.

Toujours présent en coulisses

S’il se retire de toute fonction élective, Christophe De Beukelaer ne quitte pas totalement la scène politique. Il continuera à contribuer, sans mandat, aux discussions menées par Yvan Verougstraete, chargé de tenter de débloquer la formation d’un gouvernement bruxellois.

Le formateur doit présenter ce lundi les conclusions de ses consultations avec sept partis, sans le Mouvement Réformateur, après avoir clôturé ses rencontres bilatérales, notamment avec DéFI. Une réunion plénière est annoncée pour la semaine prochaine, dans l’espoir d’ouvrir une nouvelle phase des négociations.

En quittant le Parlement, Christophe De Beukelaer referme ainsi douze années de vie politique active. Un départ qui, au-delà du cas individuel, illustre aussi l’usure d’un système institutionnel bruxellois toujours enlisé, et la tentation croissante, chez certains élus, de chercher ailleurs que dans les assemblées élues un levier d’impact et d’action.

Harrison du Bus

(Photo Belgaimage)

You may also like

Êtes-vous sûr de vouloir débloquer cet article ?
Déblocages restants : 0
Êtes-vous sûr de vouloir annuler l'abonnement ?