Acculé après la débâcle, Merz admet que la CDU « n’a plus les bonnes réponses »
Au lendemain de l’effondrement historique de la CDU, Friedrich Merz reconnaît que son impopularité a pesé sur le scrutin. Le chancelier assure que personne ne conteste sa direction, mais les réunions de crise se multiplient et les noms de ses possibles successeurs commencent à circuler.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après la débâcle de la CDU, Friedrich Merz reconnaît que son parti n’a plus les bonnes réponses, tandis que les réunions de crise se multiplient.
Friedrich Merz accepte la responsabilité de la défaite, mais refuse d’en être tenu pour l’unique responsable. Au lendemain du désastre électoral subi par la CDU, le chancelier allemand s’est présenté lundi devant la presse pour défendre son maintien à la tête du gouvernement et de son parti.
Le dirigeant conservateur a reconnu que le mécontentement suscité par son gouvernement et sa propre impopularité avaient contribué au résultat « dramatique » enregistré dimanche. Il a cependant assuré que les causes de la débâcle allaient « bien au-delà » de sa personne.
Après avoir rencontré à deux reprises les principaux responsables de la CDU, Friedrich Merz a affirmé que « personne » n’avait remis en cause sa capacité à demeurer président du parti et chancelier. Cette précision, destinée à refermer le débat, souligne surtout que la question de sa survie politique est désormais posée.
Un désastre désormais transformé en crise politique
La CDU n’a recueilli que 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Pour la première fois de son histoire, elle disparaît d’un parlement régional, tandis que l’AfD arrive largement en tête avec plus de 38 % des suffrages. À Berlin, les conservateurs ont également perdu la première place au profit de Die Linke.
Friedrich Merz estime que ces scrutins témoignent d’une « profonde transformation du système des partis politiques », comparable aux bouleversements observés dans d’autres démocraties. À Berlin, plus de 40 % des électeurs ont voté pour l’AfD ou pour la gauche radicale, deux forces que le chancelier qualifie de « destructrices ».
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