Accusé d’échanges sexuels avec des mineures, Guillaume Pley contre-attaque et porte plainte contre plusieurs médias
Mis en cause par plusieurs enquêtes faisant état d’échanges à caractère sexuel avec des adolescentes mineures, Guillaume Pley riposte sur le terrain judiciaire. Le fondateur de Legend annonce plusieurs plaintes pour diffamation contre Les Inrockuptibles, Le Monde et le youtubeur TPZ.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Guillaume Pley annonce plusieurs plaintes pour diffamation contre Le Monde, Les Inrockuptibles et le youtubeur TPZ. Mis en cause pour des échanges à caractère sexuel avec des mineures, il conteste être l’auteur de certains messages.
Guillaume Pley passe à la contre-offensive. L'ancien animateur de NRJ et fondateur du média Legend va déposer plusieurs plaintes pour diffamation après une série d'enquêtes consacrées à son comportement passé, révèle BFMTV mercredi.
Les procédures viseront Les Inrockuptibles, Le Monde ainsi que le youtubeur TPZ. Ces trois médias ont récemment publié des enquêtes faisant notamment état de témoignages de femmes qui étaient mineures au moment des faits allégués et d'échanges à caractère sexuel attribués à l'animateur.
« Nous avons décidé au nom de Guillaume Pley et de la société Legend de déposer plusieurs plaintes en diffamation à l'encontre de médias ayant relayé ou présenté comme établies des accusations graves et mensongères », annonce son avocate, Me Jade Dousselin, auprès de BFMTV.
Elle affirme que des éléments susceptibles de contredire ces accusations avaient pourtant été communiqués aux médias concernés.
« Plusieurs de ses comptes » accessibles à ses équipes
La défense de Guillaume Pley repose notamment sur une question centrale : qui écrivait réellement depuis ses comptes sur les réseaux sociaux ?
L'animateur soutient qu'à l'époque de sa libre antenne sur NRJ, plusieurs collaborateurs disposaient d'un accès à ses comptes et outils numériques.
Son entourage produit notamment deux témoignages écrits anonymes. L'un, présenté comme provenant d'un ancien manager des équipes de NRJ, affirme que prétendre que Guillaume Pley gérait seul ses réseaux sociaux serait « non seulement faux », mais également « une ineptie ».
Selon sa défense, des recherches techniques auraient par ailleurs permis d'identifier au moins quatre appareils connectés à ses comptes, dont trois utilisant une adresse IP de NRJ.
« Plusieurs de ses comptes, outils numériques et supports de communication étaient en effet accessibles et administrés par différents membres de ses équipes », insiste son avocate.
L'entourage de Pley fait également valoir que certains des échanges publiés par Le Monde auraient eu lieu alors même que l'animateur se trouvait à l'antenne.
Ses anciens collaborateurs réfutent sa défense
Cette ligne de défense est toutefois vivement contestée par plusieurs anciens membres de son équipe. Julien Seeberger, surnommé « le stagiaire » dans l'émission et directement évoqué dans certains messages publiés, envisage à son tour une action en justice pour diffamation publique.
Florent Le Gars, qui a travaillé pendant cinq ans aux côtés de Guillaume Pley, affirme quant à lui que les équipes n'avaient « jamais eu accès » aux messages privés de l'animateur.
Une ancienne chroniqueuse, Amina, refuse également que la responsabilité des échanges puisse être reportée sur les collaborateurs : « On essaie de nous faire porter des responsabilités qui ne sont pas les nôtres. »
De nouvelles accusations publiées cette semaine
La bataille judiciaire intervient alors que de nouveaux témoignages continuent d'être publiés.
Les Inrockuptibles ont notamment rapporté le témoignage d'une jeune fille âgée de 13 ans à l'époque des faits allégués. Le magazine dit avoir consulté des échanges datant de 2018 dans lesquels l'auteur des messages l'interroge sur son âge, l'appelle « baby » et lui propose de poursuivre les conversations sur Snapchat.
Le Monde a de son côté publié le 10 août une nouvelle enquête faisant état d'une conversation attribuée à Guillaume Pley avec une adolescente de 14 ans, comportant plusieurs propositions à caractère sexuel.
Guillaume Pley conteste donc désormais judiciairement la manière dont ces accusations ont été rapportées. Son avocate prévient également qu'il se réserve le droit d'engager des poursuites contre ceux qui, selon elle, relaieraient des informations « mensongères ou diffamatoires ».
L'affaire prend ainsi un nouveau tournant : aux accusations visant l'animateur s'ajoute désormais une bataille sur l'authenticité et l'attribution des messages qui lui sont imputés.