Le prince Laurent espère récupérer 50 millions d’euros réclamés à la Libye
L’association liée au prince Laurent réclame environ 50 millions d’euros à la Libye. Ses avocats cherchent une issue en Italie, où une décision de justice ouvre la voie à un nouvel examen de comptes libyens.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’association liée au prince Laurent poursuit le recouvrement d’environ 50 millions d’euros auprès de la Libye. Un arrêt italien impose un nouvel examen de la protection accordée à certains comptes libyens. Il ne décide pas encore de leur saisie ni du paiement de la créance.
La bataille judiciaire liée au prince Laurent se poursuit désormais en Italie. L’ASBL Global Sustainable Development Trust (GSDT) réclame environ 50 millions d’euros à la Libye. Selon Sudinfo, ses avocats espèrent obtenir le paiement grâce à des avoirs libyens présents dans ce pays.
Une décision de la Cour de cassation italienne nourrit cet espoir. Le 28 mai 2025, la juridiction a annulé un arrêt qui protégeait des comptes libyens contre une saisie. Elle a demandé à la cour d’appel de Rome de réexaminer la nature des fonds concernés. Cette décision ne garantit donc aucun versement au GSDT.
Le litige remonte à un accord conclu en 2008. L’association devait mener en Libye un projet comprenant la lutte contre la désertification. La Libye a rompu le contrat en 2010. La justice belge a ensuite reconnu le droit de l’association à une indemnisation. Avec les intérêts, le montant réclamé atteint aujourd’hui environ 50 millions d’euros.
Des comptes libyens que la justice italienne doit réexaminer
Obtenir une décision favorable ne suffit pas à recevoir l’argent. Les avocats doivent aussi trouver des biens sur lesquels faire exécuter la créance. Or, les avoirs d’un État étranger peuvent bénéficier d’une protection juridique selon leur usage.
L’arrêt italien précise le point à vérifier. Le seul fait qu’un compte appartienne à la Libye ne règle pas la question de sa saisie. Les juges doivent examiner à quoi servent réellement les sommes déposées. La cour d’appel de Rome devra procéder à ce nouvel examen.
Le GSDT figure parmi les parties mentionnées dans cette procédure italienne. Ses avocats espèrent tirer parti de l’arrêt pour poursuivre le recouvrement de la créance. Ils devront encore établir quels avoirs peuvent faire l’objet d’une saisie.
Selon Sudinfo, Me Pierre Legros, ancien avocat de l’association, espère récupérer les 50 millions d’euros avant la fin de l’année. Cette échéance exprime un espoir, pas une date fixée par la justice. Le réexamen à Rome et l’identification de fonds saisissables restent déterminants.