Au Texas, Trump fait tomber un vieux baron républicain et impose son candidat MAGA
Soutenu par Donald Trump, Ken Paxton a battu le sénateur sortant John Cornyn lors de la primaire républicaine du Texas. Cette victoire spectaculaire confirme l’emprise du président sur le GOP, mais ouvre aussi une bataille plus risquée face au démocrate James Talarico lors des élections de novembre.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Soutenu par Donald Trump, Ken Paxton a battu le sénateur John Cornyn lors de la primaire républicaine du Texas, confirmant l’emprise MAGA sur le GOP avant les midterms.
C’est une défaite qui dépasse largement le Texas. John Cornyn, sénateur républicain depuis plus de vingt ans, figure respectée de l’appareil conservateur et ancien proche de Mitch McConnell, a été battu mardi lors de la primaire républicaine par Ken Paxton, procureur général de l’État et candidat soutenu par Donald Trump. En faisant tomber un élu qui n’avait jamais perdu une élection en plus de quarante ans de carrière publique, la base MAGA confirme une fois encore qu’elle ne veut plus seulement influencer le Parti républicain : elle entend le remodeler à son image.
La victoire de Paxton est nette. Selon les résultats rapportés par les médias américains, il devance largement Cornyn dans ce second tour de primaire, porté par l’aval décisif de Donald Trump, arrivé dans la dernière ligne droite. Pour le président américain, le message est limpide : dans le Parti républicain de 2026, la loyauté compte davantage que l’ancienneté, l’expérience sénatoriale ou le soutien de l’establishment de Washington.
La chute d’un républicain d’ancienne école
John Cornyn représentait précisément ce vieux monde républicain que la droite trumpiste souffre de moins en moins. Élu au Sénat depuis 2002, ancien numéro deux du groupe républicain, il incarnait une tradition institutionnelle, conservatrice mais sénatoriale, attachée aux compromis tactiques et à la respectabilité parlementaire. Il avait notamment travaillé avec les démocrates sur une loi relative aux armes à feu après la tuerie d’Uvalde, au Texas, un choix qui lui avait valu l’hostilité durable d’une partie de la base.
Cornyn avait tenté de se rapprocher de Trump à mesure que les sondages se dégradaient. Il avait rappelé son vote quasi constant en faveur de l’agenda présidentiel, adouci d’anciennes critiques et même reconnu qu’il avait eu tort d’affirmer que le temps politique de Trump était passé. Rien n’y a fait. Aux yeux des électeurs les plus mobilisés du parti républicain texan, il restait un « RINO », ce qu'on appelle là-bas un républicain de nom seulement, trop lié à Washington, trop modéré de ton, trop peu combattif.
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