« Aucun impact sur votre portefeuille » : Georges-Louis Bouchez défend la future vignette routière belge
À partir du 1er mai 2027, tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes devront disposer d'une vignette routière électronique pour circuler sur les autoroutes et routes régionales belges. Georges-Louis Bouchez assure toutefois que la mesure sera compensée pour les automobilistes belges.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- Une vignette routière électronique deviendra obligatoire en Belgique à partir du 1er mai 2027 pour tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes.
- Le montant annuel devrait varier entre 90 et 125 euros selon les émissions de CO₂ du véhicule.
- Georges-Louis Bouchez affirme que les automobilistes belges seront compensés fiscalement et que la mesure vise principalement à faire contribuer les conducteurs étrangers utilisant les routes belges.
Les automobilistes belges devront bientôt s’habituer à une nouvelle formalité pour circuler sur les routes du pays. À partir du 1er mai 2027, une vignette routière électronique deviendra obligatoire pour tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes empruntant les autoroutes et les routes régionales belges. Une mesure qui suscite déjà de nombreuses réactions. Ainsi le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a assuré dans un post sur les réseaux sociaux que les conducteurs belges ne seront pas pénalisés.
Une vignette dématérialisée pour tous les véhicules
Un accord entre la Wallonie, la Flandre et Bruxelles est sur le point d'être finalisé. Les détails de cette nouvelle vignette routière doivent être présentés officiellement ce vendredi.
Contrairement aux anciennes vignettes autocollantes encore utilisées dans certains pays européens, le système belge sera entièrement dématérialisé. Les véhicules seront identifiés électroniquement grâce à leur plaque d'immatriculation.
La vignette sera obligatoire tant pour les automobilistes belges que pour les conducteurs étrangers. Quatre formules devraient être proposées : une journée, dix jours, deux mois ou une année.
Un montant lié aux émissions de CO₂
Le prix de la vignette annuelle variera en fonction des émissions du véhicule.
Selon les informations disponibles :
- Une voiture électrique paierait environ 90 euros par an ;
- Un véhicule répondant à la norme Euro 4 paierait environ 100 euros ;
- Une voiture plus ancienne, immatriculée avant 2005, devrait s'acquitter d'environ 125 euros par an.
L'objectif affiché est d'introduire une fiscalité davantage liée à l'impact environnemental des véhicules.
Les Belges remboursés via une baisse d'impôts
C'est précisément sur ce point que Georges-Louis Bouchez a tenu à rassurer les automobilistes.
Dans un message publié sur le réseau social X, le président du MR affirme que la mesure vise avant tout les conducteurs étrangers qui utilisent le réseau routier belge sans contribuer directement à son financement. « La vignette autoroutière a pour but de faire payer les personnes qui ne vivent pas en Belgique pour leur usage de nos autoroutes. Pour les Belges, pas d’inquiétude, nous baisserons des taxes pour que cela n’ait aucune conséquence sur votre portefeuille. »
Selon les informations disponibles, les trois Régions se sont engagées à garantir une neutralité budgétaire pour les conducteurs belges. Concrètement, le montant payé pour la vignette devrait être compensé par une réduction d'une autre taxe automobile ou récupéré via la déclaration fiscale, afin que l'opération soit financièrement neutre pour les résidents belges.
Georges-Louis Bouchez insiste également sur la logique du système : « Il est logique de faire payer aux millions d’étrangers qui utilisent nos routes leur passage. Aucun impact sur les Belges et des routes mieux financées ! »
Plusieurs centaines de millions d'euros attendus
L'instauration de cette vignette pourrait générer plusieurs centaines de millions d'euros de recettes par an. Le gouvernement flamand a déjà prévu dans son budget une recette estimée à 130 millions d'euros. Le montant total attendu au niveau national pourrait toutefois être nettement supérieur.
Ces revenus doivent permettre de contribuer au financement et à l'entretien des infrastructures routières belges, alors que les trois Régions font face à des besoins croissants d'investissement.
Un projet discuté depuis vingt ans
L'idée d'une vignette routière n'est pas nouvelle. La Wallonie défend ce principe depuis près de vingt ans afin de faire participer les nombreux automobilistes étrangers qui traversent chaque jour le pays.
Le dossier avait longtemps été bloqué par l'absence de consensus entre les Régions. Il a retrouvé de l'élan ces dernières années avant d'être ralenti par les difficultés de formation d'un gouvernement à Bruxelles.
La mise en place du gouvernement bruxellois dirigé par David Leisterh puis la conclusion d'un accord entre les trois Régions semblent aujourd'hui avoir permis de franchir la dernière étape vers sa concrétisation.
Si le protocole d'accord est validé comme prévu, la Belgique rejoindra ainsi plusieurs pays européens qui appliquent déjà un système de vignette routière, comme l'Autriche, la Suisse, la République tchèque ou encore la Slovénie.