Bataille à 55 milliards : Bolloré défie Bill Ackman
La tentative de rachat d’Universal Music Group par le milliardaire américain Bill Ackman se heurte à un obstacle de taille. La famille Bolloré, actionnaire majeur du géant mondial de la musique, affiche désormais publiquement ses réserves sur l’opération à 55 milliards d’euros, compliquant sérieusement les ambitions du patron de Pershing Square.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
La famille Bolloré complique l’offensive de Bill Ackman sur Universal Music Group et pourrait peser lourd dans l’avenir du géant mondial de la musique.
Le milliardaire américain Bill Ackman savait que son offensive sur Universal Music Group ne pourrait aboutir sans convaincre un acteur central : la famille Bolloré. Il semble désormais mesurer l’ampleur du défi.
Mercredi, Cyrille Bolloré, directeur général du groupe familial et fils de Vincent Bolloré, a publiquement exprimé ses réserves sur la tentative de prise de contrôle du premier groupe musical mondial par Pershing Square Capital Management, le fonds piloté par Bill Ackman.
L’opération, valorisée autour de 55 milliards d’euros — soit près de 64 milliards de dollars — ambitionne de redessiner le paysage mondial de l’industrie musicale. Mais elle se heurte désormais à un obstacle majeur : l’actionnaire français.
Le groupe Bolloré contrôle en effet une position stratégique au sein d’Universal Music Group. Vincent Bolloré détient directement 18,4 % du capital tandis que Vivendi conserve encore 13,4 %, donnant à l’ensemble un poids susceptible de bloquer toute opération majeure. Bill Ackman lui-même l’avait reconnu lors de la présentation de son projet. « Sans Bolloré, nous n’avons pas de transaction », avait-il résumé.
Un prix jugé insuffisant
Lors de l’assemblée générale du groupe Bolloré mercredi, Cyrille Bolloré n’a laissé que peu de place au doute. « Nous pensons que le prix n’y est pas du tout » a-t-il déclaré selon Reuters.
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