Bill White sur l'affaire des mohels : « La Belgique sera perçue comme antisémite »
Une affaire judiciaire impliquant des circoncisions rituelles juives tourne à l’incident diplomatique. Après la demande du parquet d’Anvers de renvoyer deux mohels devant le tribunal, Israël et les États-Unis ont vivement réagi, accusant la Belgique de persécuter les Juifs pour leur pratique religieuse. Le gouvernement De Wever est sommé d’agir.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le parquet d’Anvers veut poursuivre deux mohels pour des circoncisions rituelles jugées illégales. Le ministre israélien des Affaires étrangères et l’ambassadeur américain Bill White dénoncent une « tache honteuse » et une dérive antisémite. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot leur répond fermement.
Mercredi 6 mai, on apprenait que le parquet d’Anvers demandait le renvoi de deux hommes devant le tribunal correctionnel. Les faits, survenus lors de perquisitions en mai 2025, sont qualifiés de « coups et blessures volontaires avec préméditation sur mineurs et exercice illégal de la médecine ».
L’enquête vise des mohels, ces circonciseurs rituels qui pratiquent la Brit Milah, un rite central du judaïsme.
Réactions virulentes d’Israël et des États-Unis
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié la démarche belge de « tache honteuse ». Sur X, il a déclaré que la Belgique rejoignait « une liste courte et honteuse » aux côtés de l’Irlande, de pays utilisant le droit pénal pour « persécuter les Juifs pour la pratique du judaïsme ». Il a appelé le gouvernement belge à trouver rapidement une solution légale pour encadrer ce rite.
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