Élu dès le premier tour à l’Académie française avec une quasi-unanimité, Boualem Sansal rejoint les immortels à un moment charnière de son parcours. Au-delà de la consécration littéraire, cette élection revêt une portée symbolique forte, trois mois après sa libération des prisons algériennes et au terme d’un long compagnonnage avec la langue française.
Jeudi 29 janvier, sous la Coupole, les académiciens ont tranché sans hésitation. Avec 25 voix sur 26, Boualem Sansal est élu dès le premier tour au fauteuil numéro 3, laissé vacant par Jean-Denis Bredin. Un score rare, qui traduit moins un compromis qu’un assentiment profond. À 81 ans, l’écrivain franco-algérien devient le 746ᵉ membre de l’Académie, fondée en 1635, et rejoint une institution qui, depuis longtemps déjà, reconnaissait son œuvre.
Cette élection met fin à un scrutin resté infructueux en décembre dernier, lorsqu’aucun candidat n’avait obtenu la majorité requise. La candidature de Sansal, déclarée tardivement début janvier, a rapidement fait figure d’évidence.
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