Bouchez sur la crise migratoire : "Il faut pas oublier la responsabilité de Sanchez et de son gouvernement socialiste"
Le Président du MR critique la politique migratoire de Pedro Sanchez. Il considère que la politique de frontière ouverte menée par les socialistes espagnoles ont accentué la crise. Il demande de prendre des mesures de contrôle aux frontières.
Publié par J.PE
Les images de milliers de migrants franchissant la frontière espagnole ces derniers jours ont suscité de nombreuses réactions politiques à travers l'Europe. En Belgique, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, estime que cette situation est en grande partie la conséquence de la politique migratoire menée par le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez.
❌ #Ceuta: Voilà pourquoi on doit refuser toute procédure de régularisation massive, sur base de critères collectifs ou individuels.
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) August 2, 2026
🔮 Les images de milliers de migrants qui arrivent en Espagne ne doivent rien au hasard. Bien sûr, il y a un mauvais jeu politique entre deux pays… pic.twitter.com/gecVq0noPQ
Selon lui, si le contexte géopolitique entre certains pays explique une partie de cette pression migratoire, la décision de Madrid d'engager une vaste procédure de régularisation constitue un puissant appel d'air pour que les migrants arrivent massivement. Georges-Louis Bouchez affirme que plus d'un million de demandes de régularisation auraient été introduites en Espagne entre le 16 avril et le 30 juin, une politique qu'il qualifie d'« irresponsable ».
Le président du MR estime que cette situation profite directement aux réseaux de passeurs et aux organisations criminelles, qui verraient désormais l'Espagne comme une porte d'entrée privilégiée vers l'Europe. Il établit également un lien entre immigration illégale et criminalité organisée, évoquant notamment le trafic de drogue. À ce sujet, il rappelle que, selon lui, 43 % des détenus en Belgique ne sont pas de nationalité belge, affirmant qu'une grande partie d'entre eux se trouvent en séjour illégal.
Le modèle danois cité en exemple
Pour défendre sa position, Georges-Louis Bouchez met en avant l'exemple du Danemark. Il souligne que le durcissement de la politique migratoire danoise au cours de la dernière décennie aurait permis de réduire fortement le nombre de demandes d'asile, passées de près de 14.800 en 2014 à environ 2.700 en 2019, soit une baisse de 82 %. Il affirme également que le nombre total d'entrées de migrants aurait diminué de 14 % sur la même période.
Pour le président du MR, ces chiffres démontrent qu'une politique plus restrictive exerce un effet dissuasif sur les candidats à l'immigration.
Une immigration « choisie » plutôt que subie
Georges-Louis Bouchez précise toutefois qu'il ne plaide pas pour une fermeture complète des frontières. Il estime qu'une immigration économique ciblée restera indispensable pour répondre au vieillissement de la population et aux besoins du marché du travail. Il rappelle également que la Belgique doit continuer à assumer ses responsabilités humanitaires.
En revanche, il considère que chaque État doit avant tout être responsable de sa propre population et que l'Europe ne peut accueillir l'ensemble des personnes vivant dans des conditions difficiles à travers le monde.
Le MR réclame des contrôles ciblés
Face à la situation actuelle, le MR demande le rétablissement de contrôles ciblés pour les personnes arrivant d'Espagne. Georges-Louis Bouchez demande une suspension partielle de l'application des règles de l'espace Schengen concernant la libre circulation des personnes en provenance d'Espagne.
Selon lui, « l'incompétence du gouvernement Sánchez ne doit pas entraîner l'Europe dans sa chute ».
Les déclarations du président du MR interviennent alors que la question migratoire s'impose une nouvelle fois comme l'un des principaux sujets du débat politique européen, vingt-deux États membres plaident pour un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'Union européenne.