Depuis 80 ans à Stockem, 250 militaires se préparent chaque année à commander des hommes au combat
L’École d’infanterie de Stockem célèbre 80 ans de présence à Arlon. Le public pourra découvrir samedi la formation des futurs officiers et sous-officiers de l’armée belge.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’École d’infanterie célèbre 80 ans de présence à Arlon. Elle ouvrira samedi le camp de Stockem, où 250 officiers et sous-officiers suivent chaque année une formation désormais marquée par les drones, les blindés Griffon et la guerre de haute intensité.
L’École d’infanterie ouvrira exceptionnellement ses portes au public samedi 19 septembre. Cette journée marquera ses 80 ans de présence à Arlon. Une telle ouverture n’avait plus eu lieu depuis près de 30 ans.
Le public pourra accéder au camp Général Bastin, à Stockem, entre 10h00 et 18h00. Des véhicules militaires, des drones et différents équipements seront présentés. Plusieurs démonstrations dévoileront aussi le travail quotidien des militaires.
L’événement dépasse cependant la simple exposition de matériel. L’École d’infanterie veut expliquer ses missions et renouer avec la population. « C’est important de montrer que l’armée fait partie du monde », souligne le major Grégory Verschueren. Le chef de corps insiste aussi sur la volonté de rapprocher la Défense des citoyens.
Une présence à Arlon depuis 1946
« Il faut que nos hommes et nos femmes puissent s’endurcir »
L’anniversaire célèbre l’installation de l’École d’infanterie à Arlon en 1946. L’institution militaire possède toutefois des racines plus anciennes. La France situe sa création en 1878 dans une présentation du partenariat militaire franco-belge.
Depuis huit décennies, Arlon entretient donc un lien étroit avec l’infanterie belge. Le camp Général Bastin accueille aujourd’hui l’école à Stockem. Le site se trouve à quelques kilomètres du centre-ville.
L’école forme chaque année environ 250 officiers et sous-officiers. Ceux-ci rejoignent ensuite les unités de la Force terrestre. La formation prépare notamment les futurs chefs de section et de peloton.
Les stagiaires apprennent à commander, planifier une opération et conduire leurs hommes sur le terrain. Ils travaillent aussi le tir, la tactique et la coordination entre unités. La résistance physique et psychologique occupe également une place importante.
« Il faut que nos hommes et nos femmes puissent s’endurcir », explique le major Verschueren. L’objectif consiste à préparer les militaires à combattre dans des situations difficiles. Les exercices doivent aussi leur apprendre à décider sous pression.
La guerre en Ukraine transforme la formation
Le retour de la guerre de haute intensité en Europe bouleverse les méthodes d’entraînement. Le conflit ukrainien rappelle le rôle central de l’artillerie, des blindés et de l’infanterie. Il montre aussi la vitesse des évolutions technologiques.
Les drones occupent désormais une place majeure sur le champ de bataille. Ils observent les positions, guident les tirs et frappent directement des cibles. Leur présence oblige les soldats à modifier leurs déplacements et leur camouflage.
Stockem intègre progressivement ces enseignements dans ses formations. L’école travaille également sur la lutte antidrones, la guerre électronique et la robotique terrestre. Une cellule spécialisée suit les conflits actuels et les nouvelles technologies.
Cette structure réunit cinq militaires et un civil, selon Forces Operations. Elle étudie aussi les tactiques employées à l’étranger. Ses travaux doivent permettre d’adapter rapidement les exercices et la doctrine belge.
La préparation psychologique gagne également en importance. Les futurs responsables doivent conserver leur capacité de décision sous la fatigue et le stress. Ils devront parfois commander dans un environnement brouillé, surveillé par des drones et soumis aux tirs.
Les blindés Griffon entrent dans les exercices
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La modernisation concerne aussi les véhicules de combat. L’École d’infanterie forme désormais certains stagiaires sur le Griffon. La Belgique a commandé ce blindé dans le cadre du partenariat CaMo avec la France.
Le Griffon doit progressivement remplacer une partie des véhicules actuels. Il dispose de moyens modernes de communication et d’observation. Les chefs militaires doivent apprendre à intégrer ces capacités dans leurs décisions tactiques.
Une première promotion d’environ 80 officiers et sous-officiers a découvert le véhicule en 2026. Les stagiaires ont appris à coordonner les mouvements des blindés et des fantassins. Ils ont également travaillé avec les unités logistiques.
Le partenariat CaMo rapproche les doctrines militaires belge et française. Un officier français travaille déjà au bureau d’études de l’infanterie à Stockem. Les deux pays échangent aussi leurs expériences en matière de formation.
La journée portes ouvertes permettra de présenter une partie de cette transformation au public. Elle montrera surtout que le métier de fantassin ne se limite plus au maniement d’un fusil. Le combattant moderne évolue avec des blindés, des drones et des systèmes numériques.
Lieu : Quartier Général Bastin à Stockem, 88 route de Bouillon, 6700 Arlon.
Date : Samedi 19 septembre entre 10 et 18h, accès libre.