Cocaïne, échangisme et colères : les secrets de tournage de « Drôles de dames »
Dans ses mémoires, Jaclyn Smith dévoile les coulisses de Drôles de dames : cocaïne, proposition libertine de Tanya Roberts, colères de Kate Jackson et célébrité démesurée. Cinquante ans après, la série continue aussi de diviser sur son héritage féministe.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Dans ses mémoires, Jaclyn Smith dévoile les coulisses de Drôles de dames : cocaïne, proposition libertine de Tanya Roberts, colères de Kate Jackson et célébrité démesurée. Cinquante ans après, la série continue aussi de diviser sur son héritage féministe.
Elles étaient trois, belles, indépendantes, armées et capables d’arrêter des criminels avant de réapparaître quelques minutes plus tard dans une nouvelle tenue. À partir de 1976, Farrah Fawcett, Kate Jackson et Jaclyn Smith deviennent avec Charlie’s Angels — Drôles de dames en français — trois des femmes les plus célèbres de la télévision américaine. Cinquante ans plus tard, Jaclyn Smith raconte désormais ce que le téléspectateur ne voyait pas.
Dans ses nouvelles mémoires, I Once Knew a Guy Named Charlie, l’actrice aujourd’hui âgée de 80 ans décrit des coulisses sensiblement moins sages que les aventures destinées au grand public diffusées par ABC. D’après les révélations rapportées par le Telegraph, Tanya Roberts, qui rejoignit la cinquième et dernière saison, lui aurait notamment proposé de partager une relation sexuelle avec elle et son mari Barry Roberts lors d’un tournage à Hawaï.
Jaclyn Smith déclina poliment. Tanya Roberts, raconte-t-elle, « n’était absolument pas timide » lorsqu’il s’agissait de proposer à d’autres personnes de pratiquer l’échangisme avec le couple. Plus largement, Smith affirme que la cocaïne circulait « constamment » sur le plateau, reflet d’un Hollywood de la fin des années 1970 dont les mœurs privées étaient sensiblement moins policées que ses programmes familiaux.
Les colères de Kate Jackson
Kate Jackson apparaît elle aussi sous un jour inattendu. Celle qui incarnait Sabrina Duncan, généralement la plus cérébrale des trois détectives, aurait été capable de colères spectaculaires. Jaclyn Smith raconte notamment qu’elle pouvait hurler des jurons et qu’elle aurait un jour pris le volant de son motor-home pour le conduire furieusement à travers les studios.
Ces anecdotes contrastent avec l’image soigneusement fabriquée par ABC. Les « Anges » étaient devenues en quelques mois un phénomène culturel d'une ampleur considérable. Time les plaça en couverture sous le titre « TV’s Superwomen » et la série atteignit un tel succès qu’une minute de publicité s’y négociait 100.000 dollars, un record pour l’époque.
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