Bouchez-Verougstraete, la bataille pour le leadership du centre-droit a commencé
Officiellement, Georges-Louis Bouchez et Yvan Verougstraete s'opposent sur une nouvelle taxe visant les patrimoines financiers supérieurs à 500.000 euros. En réalité, cette séquence révèle quelque chose de plus profond : le début d'une guerre d'influence pour le contrôle de l'électorat du centre droit francophone. Analyse.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Une attaque inédite. Pour la première fois, Georges-Louis Bouchez s'en prend frontalement aux Engagés, pourtant partenaires de majorité à tous les niveaux de pouvoir.
- Une bataille électorale. Les Engagés grignotent désormais l'électorat du MR et apparaissent comme un concurrent direct sur le terrain du libéralisme modéré.
- Une stratégie assumée. En dénonçant la « rage taxatoire », Bouchez veut réaffirmer le MR comme le seul parti opposé à toute nouvelle taxation.
Sommaire
- Une première : Bouchez attaque frontalement Les Engagés
- La fin du « parfait amour » avec Les Engagés?
- Les Engagés grignotent l'électorat libéral
- Les signaux d'alerte se sont multipliés
- Une bataille pour le monopole du mot « libéral »
- Un coup de semonce adressé aux Engagés
- Un contexte qui n'aide pas le MR
- Plus qu'une querelle budgétaire, le début d'une nouvelle séquence politique
À première vue, il ne s'agit que d'un désaccord budgétaire. Le gouvernement Arizona doit trouver entre 7 et 10 milliards d'euros pour redresser les finances publiques et le président des Engagés, Yvan Verougstraete, a remis sur la table une proposition visant à instaurer une contribution sur les patrimoines financiers supérieurs à 500.000 euros.
Mais la réaction de Georges-Louis Bouchez a surpris par sa virulence. Le président du MR n'a pas simplement exprimé un désaccord. Il a choisi l'offensive totale.
« Cette rage taxatoire doit cesser. Et si même un parti centriste propose des choses plus radicales que les communistes du PTB, cela prouve à quel point la destruction de l'économie est ancrée dans le monde politique », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Il a également dénoncé « une folie économique », plaidé pour « le droit des gens à jouir de leur propriété privée » et conclu par un slogan qui résume sa philosophie politique : « Stop aux taxes dans le pays le plus taxé du monde. Oui à la réduction des dépenses de cet Ét at obèse et inefficace. »
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