« Envoyer les hommes blancs au fond » n'était pas un discours de haine, affirme la directrice d'Unia
La décision d'Unia de ne pas intervenir contre l'appel de Sophie Straat à envoyer « les hommes blancs au fond » a suscité de vives critiques. La directrice d'Unia, Els Keytsman, réagit désormais pour la première fois. Elle défend la décision de son organisation et condamne la campagne de haine visant la chanteuse.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
La directrice d'Unia défend la décision de ne pas poursuivre Sophie Straat et explique pourquoi son appel à envoyer les « hommes blancs au fond » n'est pas, selon elle, un discours de haine.
Par son appel à envoyer « les hommes blancs au fond », Sophie Straat a déclenché, le 20 juillet, une polémique qui a alimenté le débat pendant plusieurs semaines. Unia a reçu des centaines de signalements. Lorsque l'organisation a décidé de ne pas intervenir, les critiques se sont également abattues sur Unia. 21News s'était lui aussi demandé si l'organisation aurait adopté le même raisonnement si un artiste avait demandé aux femmes, aux hommes noirs ou aux musulmans de se mettre au fond.
La directrice Els Keytsman apporte désormais une réponse détaillée. Elle défend l'approche de son organisation, affirmant qu'Unia applique depuis des années le même cadre d'analyse juridique.
« L'indignation ne suffit pas comme critère juridique »
Els Keytsman revient d'abord au principe de base. Selon elle, la liberté d'expression repose sur un principe juridique différent de celui de la discrimination. « La liberté est le point de départ, et toute restriction doit être justifiée », écrit-elle.
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