bpost : trois semaines de grève, Wallonie sous tension
La grève chez bpost s’ancre dans la durée, touchant durement la Wallonie tandis que la Flandre reste quasi épargnée. En cause : le plan de transformation du groupe postal, contesté par les facteurs et toujours sans issue après trois semaines de blocage. Les négociations reprennent, mais les perturbations persistent.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La grève chez bpost, entamée fin mars contre le plan de transformation de la direction, se poursuit en Wallonie où la distribution du courrier reste fortement perturbée. En Flandre et à Bruxelles, la situation est quasi normale. Les négociations reprennent cette semaine dans l’espoir d’un accord d’ici la fin avril.
Le mouvement social entamé fin mars chez bpost s’étire dans le temps. Ce lundi, moins d’un facteur sur dix travaillait en Wallonie, selon la porte-parole Laura Cerrada Crespo. Le sud du pays reste donc fortement impacté, avec des retards attendus dans la distribution du courrier et des colis.
En revanche, la situation est quasi normale à Bruxelles et en Flandre, où les arrêts de travail demeurent très limités. « La différence entre le nord et le sud du pays n’a jamais été aussi frappante », observe le porte-parole Mathieu Goedefroy. À Anvers, seuls quelques postiers participent encore à la grève.
Les centres de tri fonctionnent de nouveau, bien que des piquets non bloquants subsistent à Liège et à Charleroi. Ces dernières semaines, certaines infrastructures avaient connu des blocages ponctuels, notamment à Bruxelles.
Le conflit trouve son origine dans l’opposition au plan de transformation présenté par la direction, qui prévoit notamment une réorganisation des horaires des facteurs. Malgré plusieurs rounds de discussions, aucun compromis n’a encore émergé. De nouvelles réunions sont prévues cette semaine, la direction assurant vouloir maintenir le dialogue social afin de conclure un accord d’ici la fin avril.