« Qui casse paie » : Bernard Quintin défend la fermeté
Face à la multiplication des violences en marge des manifestations, le ministre de la Sécurité Bernard Quintin affiche une ligne de fermeté. Il veut que les auteurs des dégradations assument financièrement les dégâts qu'ils provoquent, tout en réaffirmant son attachement au droit de manifester.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Bernard Quintin défend une politique de fermeté face aux violences en manifestation. Il souhaite que les casseurs indemnisent les dégâts, rappelle l'obligation de respecter les ordres de police et apporte son soutien aux forces de l'ordre.
Le ministre de la Sécurité, Bernard Quintin, a adopté un ton particulièrement ferme concernant les violences qui accompagnent régulièrement certaines manifestations. Selon lui, les auteurs des dégradations doivent être tenus pour responsables des dommages qu'ils causent et en supporter le coût.
Dès le début de son intervention, le ministre a résumé sa position par une formule sans ambiguïté. « Qui casse, paie. Point. Punt. Basta. » Pour le MR, cette règle doit s'appliquer systématiquement afin que les frais liés aux actes de vandalisme soient récupérés auprès de leurs auteurs.
Le droit de manifester ne justifie pas les violences
« Quand la police donne un ordre, il faut le respecter »
Bernard Quintin a rappelé qu'il demeure pleinement attaché au respect de la liberté d'expression et du droit de manifester. Il a toutefois estimé que ces libertés ne peuvent servir de prétexte aux débordements observés lors de plusieurs rassemblements ces derniers mois.
Selon le ministre, les violences constatées à répétition lors des manifestations appellent une réponse ferme des autorités. Il a également insisté sur la nécessité de respecter les consignes données par les forces de l'ordre. « Quand la police donne un ordre, il faut le respecter », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, le maintien de l'ordre passe par le respect des interventions policières afin d'éviter que les rassemblements ne dégénèrent en affrontements ou en actes de destruction.
Un soutien affirmé aux policiers
Bernard Quintin a également dénoncé les attaques visant les membres des forces de police. Il a regretté ce qu'il qualifie de « déferlantes de haine » à leur encontre et s'est interrogé sur le message envoyé lorsque l'ensemble d'un corps de police est publiquement mis en cause.
Le ministre a rappelé que des dizaines de milliers de policiers assurent quotidiennement leur mission de protection de la population et qu'ils le font parfois au péril de leur vie. À ses yeux, leur engagement mérite d'être reconnu plutôt que systématiquement décrié.
En conclusion de son intervention, Bernard Quintin a assuré que le gouvernement continuerait à combattre les violences commises en marge des manifestations. « Vous me trouverez, tout comme l'ensemble de ce gouvernement, toujours sur le chemin de ceux qui, par la multiplication des débordements, semblent vouloir faire de la société un champ de ruine. Nous ne laisserons jamais la dictature de la violence s'imposer », a-t-il déclaré, sous les applaudissements.