Budget bruxellois : un accord trouvé après 2 jours de bras de fer, voici ce qu’il prévoit. Bouchez ne souhaite pas plus de moyens à SLRB sans réforme
Après deux jours de conclave tendu, le gouvernement bruxellois est parvenu à un accord sur le budget 2027. Il prévoit des économies dans l’administration, sans hausse linéaire des impôts ni hausse des tarifs de la STIB.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Le gouvernement bruxellois a trouvé un accord sur le budget 2027 après deux jours de négociations. Il vise à réduire le déficit, prévoit des économies dans l’administration, une baisse de l’impôt additionnel sur les personnes physiques et renonce à une hausse des tarifs de la STIB. La recapitalisation de la SLRB reste sans accord.
Après deux jours d’un conclave budgétaire particulièrement tendu, le gouvernement bruxellois est finalement parvenu à un accord sur le budget 2027 de la Région. Les discussions, qui se sont prolongées jusque dimanche soir, ont été marquées par d’importants désaccords sur les économies à réaliser, notamment dans la mobilité et l’administration.
Le gouvernement Dilliès veut désormais mettre en avant une trajectoire claire : réduire le déficit de 719 millions d’euros en 2027 et maintenir l’objectif d’un retour à l’équilibre en 2029.
« Nous maintenons notre objectif : un budget à l’équilibre en 2029 et un Bruxelles meilleur pour les Bruxellois », ont résumé le ministre-président Boris Dilliès (MR) et le ministre des Finances Dirk De Smedt (Anders).
Mais derrière cette communication consensuelle, l’accord est le résultat de plusieurs compromis entre les différentes composantes de la majorité.
Des économies principalement dans l’administration
Pour réduire le déficit, le gouvernement a choisi de concentrer une partie importante de l’effort sur le fonctionnement de l’administration régionale.
Les recrutements seront davantage maîtrisés : les postes vacants ne seront plus automatiquement remplacés. Le gouvernement entend également utiliser davantage la mobilité interne afin de répartir les effectifs en fonction des besoins.
La réforme des administrations régionales se poursuivra également avec le regroupement de plusieurs services. L’objectif est de réduire les doublons, de rationaliser le fonctionnement des structures publiques et de diminuer progressivement les dépenses de personnel.
Des plans de départ volontaire sont également prévus dans plusieurs administrations.
Cette stratégie permet au gouvernement de présenter l’accord comme un effort réalisé d’abord « à l’intérieur » de la Région plutôt qu’une hausse généralisée de la fiscalité pesant sur les Bruxellois.
Pas de hausse linéaire des impôts
Boris Dilliès insiste d’ailleurs sur un point politique majeur : il n’y aura pas de hausse linéaire des impôts pour les Bruxellois.
Le gouvernement confirme même une diminution d’un point de pourcentage de l’impôt additionnel sur les personnes physiques.
La prime Be Home, destinée aux propriétaires occupants et conçue pour compenser en partie la hausse du précompte immobilier, sera par ailleurs doublée.
Le gouvernement veut également réformer la taxe annuelle de circulation.
À partir du second semestre 2027, les propriétaires de petites voitures citadines et de véhicules zéro émission (ZEV) devraient bénéficier d’une exonération. La réforme doit également permettre de revoir la fiscalité en fonction du type et du poids des véhicules.
L’exécutif régional entend ainsi combiner assainissement budgétaire et soutien au pouvoir d’achat, tout en encourageant des véhicules considérés comme moins polluants.
Le dossier STIB au cœur des négociations
La mobilité aura été l’un des dossiers les plus difficiles du conclave. L’accord de majorité prévoyait des économies importantes pour la STIB, alors que les recettes de l’opérateur se sont révélées inférieures aux prévisions.
Le compromis final est toutefois différent de ce qui avait été envisagé durant les négociations : la hausse des tarifs de la STIB ne sera finalement pas appliquée.
« Nous avons finalement décidé de ne pas appliquer la hausse tarifaire prévue », a expliqué Dirk De Smedt sur la VRT.
Pour compenser le manque à gagner, le gouvernement va donc chercher les économies du côté des dépenses de fonctionnement de la société de transport public. C’est un compromis important pour les partis de gauche et écologistes de la majorité, qui avaient fait de la préservation de l’accessibilité des transports publics une ligne rouge.
Autre mesure majeure : 131 millions étaient bloqués pour la recapitalisation de la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB). Il ne semble pas y avoir encore d’accord à ce sujet.
Le président du MR déclare à ce sujet : « Contrairement à ce qu’indique le communiqué du @PSofficiel, et conformément aux propos du Ministre Président @BorisDillies, aucun accord n’a été donné pour libérer les fonds à la SLRB tant que Monsieur Mostefa reste en place. Ces manières de bandes entre certains partis de la coalition sont terminées. Et tout le monde doit le comprendre. Du côté néerlandophone également »
Contrairement à ce qu’indique le communiqué du @PSofficiel, et conformément aux propos du Ministre Président @BorisDillies, aucun accord n’a été donné pour libérer les fonds à la SLRB tant que Monsieur Mostefa reste en place. Ces manières de bandes entre certains partis de la…
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) October 5, 2026