Buenos Aires (IHRA) : Javier Milei se pose en défenseur d'Israël
À Buenos Aires, à l'occasion d'un discours à l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), Javier Milei érige Israël en ligne de front des démocraties occidentales et alerte sur un risque d'effondrement mondial en cas de défaite de l'État hébreu.
Publié par A JS
Résumé de l'article
À Buenos Aires, Javier Milei a affirmé qu'Israël constitue un pilier des démocraties occidentales. Revenant le 7 octobre 2023, il dénonce la montée de l'antisémitisme et appelle les pays occidentaux à réagir. Le président argentin assume un soutien ferme à Israël et entend inscrire son pays dans ce combat.
Le 1er juin, à l'ouverture de la première séance plénière de l'Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA), Javier Milei a pris la parole devant des délégations venues du monde entier. Dans un discours, le président argentin a présenté Israël comme un pilier stratégique et symbolique de l'Occident, évitant qu'un affaiblissement de l'État hébreu entraînerait, à terme, celui des démocraties occidentales.
Selon lui, le conflit qui vise Israël dépasse largement les frontières du Proche-Orient. Il engage directement les principes politiques, culturels et moraux que partagent les sociétés occidentales.
Un avertissement après le 7 octobre
Le chef de l'État argentin est revenu sur les attaques du 7 octobre 2023, qu'il considère comme un tournant. Cet épisode a révélé de manière brutale la persistance d'un antisémitisme profondément enraciné. Il juge désormais impossible de minimiser ou d'ignorer ce phénomène.
Les forces hostiles à Israël ne se limitent pas à une opposition géopolitique classique. Elles visent plus largement les fondements mêmes des sociétés occidentales. Dans cette perspective, soutenir Israël relève d'un impératif moral autant que stratégique.
Une lecture idéologique du conflit
Le président argentin a également dénoncé ce qu'il décrit comme une convergence entre certains courants de l'extrême gauche radicale et le terrorisme islamiste. Il voit dans cette dynamique une menace directe pour les démocraties libérales.
Il appelle ainsi les pays occidentaux à réagir sans ambiguïté. À ses yeux, l'antisémitisme constitue souvent un signal précurseur d'un affaiblissement plus large des libertés. Ne pas y répondre reviendrait à accepter une dérive progressiste des sociétés démocratiques.
Une diplomatie alignée sur Israël
Depuis son arrivée au pouvoir, Javier Milei s'est distingué par un positionnement très favorable à Israël. Cette orientation s'inscrit dans une stratégie diplomatique assumée, qui tranche avec certaines postures plus prudentes sur la scène internationale.
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