Clash Barzin-Willocx : les coulisses des tensions au sein du MR bruxellois
Le sondage plaçant le MR à seulement 14 % à Bruxelles a déclenché un échange musclé entre Olivier Willocx et Clémentine Barzin. Derrière cette passe d'armes publique se cachent des tensions plus profondes qui traversent les libéraux bruxellois depuis des mois.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Un sondage créditant le MR de 14 % à Bruxelles ravive les tensions internes.
- Olivier Willocx critique publiquement la stratégie de droitisation du parti.
- Clémentine Barzin lui répond et l'invite à agir davantage au sein du mouvement.
- David Weytsman hérite d'une fédération bruxelloise divisée qu'il doit désormais reconstruire.
C'est un signe de fébrilité qui ne trompe pas. Et qui traduit le malaise de certains élus libéraux bruxellois. Le sondage créditant le MR de seulement 14 % des intentions de vote dans la capitale a provoqué des secousses au sein de la fédération bruxelloise du parti. Mais ce qui surprend dans cette polémique, ce n'est pas tant que des mandataires montrent des signes d'inquiétude devant des sondages anémiques, mais plutôt que ces critiques sur la ligne du parti et les échanges qui s'en sont suivis s'étalent sur la place publique.
Tout commence par un message publié sur Facebook par le député bruxellois Olivier Willocx : « La droitisation du MR ne paie pas. Les chiffres le prouvent. Un tiers de nos électeurs se sont envolés depuis 2024. Nous ne sommes même plus le deuxième parti de la capitale : le PTB passe devant tout le monde, le PS nous dépasse. Le MR est tout simplement le parti le plus sanctionné de Bruxelles. Je le dis sans détour, et je l'ai toujours dit : ce virage brutal à droite nous coûte cher. »
L'ancienne cheffe de groupe du MR au Parlement bruxellois, Clémentine Barzin, a rapidement réagi sur X : « Cher Olivier, comme parlementaire et vice-président du groupe, tu as un vrai rôle à jouer au MR de Bruxelles. N'hésite pas à t'en saisir pour travailler, en fonction de notre ligne et de tes sensibilités. Être parlementaire permet de défendre des législations et des idées. Tout ne se résume malheureusement pas à des posts : il faut traduire au quotidien le mandat que les électeurs MR bruxellois nous ont confié. Le travail paie toujours, vas-y. Notre parti et son président sont à l'écoute, je l'ai expérimenté. »
Dans les boucles WhatsApp internes du MR, la sortie d'Olivier Willocx et les résultats du sondage ont alimenté de nombreuses discussions. Chacun y est allé de son analyse. Une chose est sûre : l'ambiance n'est pas au beau fixe au sein du MR bruxellois depuis plusieurs mois.
Aux origines des tensions
Selon plusieurs sources internes, les difficultés remontent à la confection de la liste régionale pour les élections de 2024. David Leisterh aurait écarté plusieurs figures issues des sections locales au profit de candidats incarnant davantage la diversité, mais qui n'ont pas toujours obtenu les résultats électoraux espérés. Une stratégie qui continue de susciter des critiques dans certaines sections.
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