Depuis des mois, Nicolás Maduro vivait retranché. Le président vénézuélien avait réduit ses apparitions publiques, multiplié les résidences temporaires, changé régulièrement de téléphone et renforcé son dispositif de sécurité. Au cœur de ce système : une escorte largement composée de gardes du corps cubains, jugés plus fiables que les forces armées vénézuéliennes elles-mêmes. Cette protection étrangère, directement liée au régime de La Havane, devait prévenir toute tentative de coup interne. Elle n’a pourtant pas empêché l’opération américaine.
Selon plusieurs médias de référence, dont le New York Times, Reuters et le Wall Street Journal, la CIA disposait depuis des mois d’une source au sein de l’entourage immédiat de Maduro, capable de fournir des informations en temps réel sur ses déplacements, ses habitudes quotidiennes et, surtout, les lieux où il passait la nuit. Un élément clé, tant le président changeait fréquemment de résidence : il disposait de six à huit endroits différents pour dormir, sans jamais annoncer à l’avance où il se rendrait.
La protection cubaine, pilier fragile du régime
La présence cubaine autour de Maduro répond à un calcul politique précis. Depuis plusieurs années, Cuba participe activement à la sécurisation du pouvoir vénézuélien, par crainte d’une révolte interne de l’armée. Des milliers de Cubains — militaires, conseillers, médecins ou agents de sécurité — ont été déployés au Venezuela, parfois jusqu’à 30.000 selon certaines estimations.
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