Crise de Ceuta : « Les différents ministères avaient été alertés », affirme un responsable démissionnaire
La gestion de la crise migratoire de Ceuta provoque une première démission dans l’appareil d’État espagnol. Gonzalo Sanz, chef de cabinet du délégué du gouvernement, quitte ses fonctions en contestant publiquement la version de son supérieur. Il assure que les alertes reçues avant les événements avaient bien été transmises.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Gonzalo Sanz, chef de cabinet du délégué du gouvernement à Ceuta, démissionne et affirme que les alertes reçues du renseignement avant la crise avaient été transmises à son supérieur et à plusieurs ministères.
La crise de Ceuta produit désormais ses premières conséquences politiques. Gonzalo Sanz, chef de cabinet du délégué du gouvernement espagnol dans l’enclave, a présenté sa démission, rapporte ce vendredi ABC. Un départ particulièrement embarrassant pour les autorités : l'ancien collaborateur affirme que les informations reçues avant l'afflux massif des 30 et 31 juillet avaient bien été transmises à son supérieur et que plusieurs ministères avaient été alertés.
La rupture porte directement sur la question devenue centrale depuis la publication de documents relatifs aux jours précédant la crise : qui savait quoi, et à quel moment ? Plus de 70.000 personnes avaient alors franchi la frontière de Ceuta en quelques jours, prenant les autorités espagnoles de court et provoquant une crise dont les conséquences continuent de peser sur l'enclave.
Deux versions désormais incompatibles
Selon ABC, Gonzalo Sanz est précisément l'homme qui avait reçu, le 29 juillet, des messages du Centre national de renseignement espagnol (CNI) concernant la menace. Il avait ensuite eu une conversation téléphonique de onze minutes avec un responsable des services de renseignement.
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