Entre intimité et protocole, la visite du couple impérial japonais débute à Ciergnon
Arrivé en Belgique avant une visite d'État japonais très attendue, le couple impérial a entamé son séjour par un week-end privé à Ciergnon, aux côtés du roi Philippe et de la reine Mathilde. Un prélude symbolique à des relations bilatérales anciennes et étroites.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Avant une visite d'État marquée par des enjeux politiques et économiques, l'empereur Naruhito et l'impératrice Masako séjournent à Ciergnon avec la famille royale belge. Une étape privée qui souligne la solidité des liens entre Bruxelles et Tokyo, à l'occasion des 160 ans de relations diplomatiques.
L'empereur Naruhito et l'impératrice Masako ont choisi la Belgique pour l'une de leurs rares visites officielles à l'étranger. Arrivés le samedi 20 juin 2026 à Melsbroek, ils ont été accueillis par la princesse Élisabeth, dans un geste à la fois protocolaire et chargé de continuité dynastique. Avant l'ouverture formelle des engagements, le couple impérial a rejoint le château de Ciergnon pour un séjour privé.
Ce week-end ardennais a réuni les souverains japonais et la famille royale belge au complet. Le roi Philippe et la reine Mathilde étaient accompagnés de leurs quatre enfants. Les images diffusées par le Palais témoignent d'une atmosphère étendue, contrastant avec la solennité attendue des journées suivantes.
Une visite d'état hautement symbolique
Ce lieu intervient dans le cadre du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la Belgique et le Japon. Un jalon qui souligne la constance des liens entre les deux monarchies, déjà marquées par des gestes forts par le passé. En 2016, le couple royal belge s'était rendu au Japon pour commémorer le 150e anniversaire de ces relations.
L'empereur Naruhito, monté sur le trône en 2019, effectue peu de déplacements internationaux. Celui-ci constitue l'une de ses rares visites d'État, après un passage récent aux Pays-Bas. Cette retenue confère à sa présence en Belgique un poids particulier, d'autant qu'elle répond à une volonté personnelle de maintenir une relation privilégiée entre les deux familles régnantes.
L'histoire commune ne manque pas d'épisodes singuliers. Le roi Baudouin avait ainsi facilité, dans la discrétion, les échanges entre le futur empereur Akihito et Michiko. Plus tard, Akihito s'était rendu à Bruxelles en 1993 pour les funérailles du souverain belge, malgré un protocole habituellement strict. Ces précédents nourrissent aujourd'hui une proximité diplomatique assumée.
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