Extrémisme de gauche : Angelina Chan alerte sur une polarisation croissante
Au Parlement bruxellois, le débat sur l’extrémisme de gauche s’élargit à une inquiétude plus profonde: la polarisation croissante de la société. Angelina Chan appelle à une vigilance sans distinction face à toutes les formes de radicalisation.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Parlement bruxellois débat de l’extrémisme de gauche sur fond de polarisation. Angelina Chan (MR) dénonce toute indulgence face aux violences politiques et appelle à une vigilance égale. Le ministre-président Dilliès évoque une menace réelle mais suivie, tandis que Mathias Vanden Borre (N-VA) insiste sur les risques concrets et les stratégies d’influence.
Lors de la séance parlementaire de ce 30 juin, l’extrémisme de gauche et, plus largement, la montée des phénomènes de radicalisation ont fait l’objet de plusieurs interpellations au Parlement bruxellois, à la suite de la publication du rapport 2025 de la Sûreté de l’État. Si le député Mathias Vanden Borre (N-VA) a insisté sur les manifestations concrètes de cette menace, sa collègue Angelina Chan (MR) a choisi de replacer le débat dans un contexte plus large de polarisation croissante de la société.
Une polarisation qui inquiète
Cette polarisation, a-t-elle souligné, fragilise progressivement le débat public et crée un terrain propice aux dérives radicales. Dans ce cadre, l’extrémisme de gauche ne peut être considéré comme un phénomène marginal.
La députée met en garde contre une forme d’indulgence dont bénéficient certaines de ses manifestations dans l’espace public, malgré des discours ou des actions visant les institutions démocratiques, les forces de l’ordre ou la légitimité même de l’État.
Angelina Chan insiste sur la nécessité d’adopter une vigilance cohérente face à toutes les formes d’extrémisme, indépendamment de leur étiquette idéologique. Elle rappelle que des dérives concrètes ont déjà été observées, notamment lors de perturbations d’événements politiques, citant des incidents survenus à Liège lors d’une commémoration liée au MR.
« La violence politique reste la violence politique », a-t-elle résumé, rejetant toute distinction fondée sur les causes revendiquées.
Des faits concrets mis en avant
En écho, Mathias Vanden Borre a mis en avant des éléments plus opérationnels issus du rapport de la Sûreté de l’État. Celui-ci identifie l’extrémisme de gauche comme l’un des principaux courants suivis, en raison notamment de son recours à des actions violentes et de sa stratégie d’influence via des thématiques sociétales comme le climat, la migration ou l’antifascisme. Il a notamment évoqué la manifestation du 14 octobre 2025 à Bruxelles, marquée par des violences contre la police et des attaques visant des services publics.
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