Derrière les chiffres, les bilans et les communiqués officiels, la contestation iranienne se joue aussi sur un autre terrain, moins visible mais tout aussi décisif, celui des récits, des images et des tactiques informelles qui permettent au mouvement de survivre malgré la répression et la censure. Cette fois, la rue iranienne ne se contente pas de défier le pouvoir par le nombre, elle le contourne, le fragilise et l’expose dans un espace informationnel devenu incontrôlable.
Dans les rues de Téhéran, les visages sont souvent dissimulés, les itinéraires changent d’un jour à l’autre et les rassemblements se fragmentent. Il n’y a plus de grands points de convergence faciles à encercler. La mobilisation se diffuse quartier par quartier, rendant la tâche des forces de sécurité plus coûteuse et plus aléatoire. Cette tactique de dissémination, affinée depuis les précédentes vagues de protestation, témoigne d’une maturité nouvelle du mouvement.
Les femmes et les jeunes au cœur de la dynamique
Une figure de femmes, jeunes ou d’âge mûr, souvent très actives sur les réseaux sociaux se détache sur les réseaux sociaux. Certaines sont devenues des références informelles, diffusant conseils pratiques, consignes de sécurité et images des affrontements. Elles filment, montent, publient, parfois en temps réel, jusqu’à ce que la censure les rattrape.
Abonnez-vous pour lire l'article en entier.
Apportez votre soutien à la rédaction de 21News en souscrivant à notre contenu premium.