Hongrie : la droite pro‑européenne rejette l’entrée précipitée de l’Ukraine dans l’UE
Le futur Premier ministre hongrois Peter Magyar, figure montante de la droite pro‑européenne et membre du Parti populaire européen (PPE), a exclu toute adhésion rapide de l’Ukraine à l’Union européenne. À la tête du parti Tisza victorieux aux législatives, il défend une ligne de prudence, estimant qu’un pays en guerre ne peut intégrer le bloc avant plusieurs années.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Peter Magyar, futur Premier ministre hongrois a écarté toute adhésion rapide de l’Ukraine à l’Union européenne, estimant qu’un pays en guerre ne peut y entrer. Vainqueur des législatives avec son parti Tisza, il a précisé qu’un référendum serait organisé si la question se posait, tout en jugeant cette perspective improbable avant dix ans.
À Budapest, Peter Magyar a détaillé lundi la vision internationale de son futur gouvernement. Tout juste sorti vainqueur des élections législatives, le dirigeant du parti Tisza a jugé qu’accueillir un État en guerre serait « totalement exclu ». Selon lui, la priorité de l’Union européenne doit rester la stabilité et la cohésion interne avant toute nouvelle adhésion.
Un chef de file de la droite pro‑européenne
Positionné à droite et affilié au PPE, Peter Magyar incarne une orientation conservatrice mais résolument européenne dans le paysage hongrois. Son parti Tisza, désormais au cœur de la majorité, prône une intégration européenne fondée sur le réalisme politique et économique. Cette approche vise à éviter tout élargissement précipité qui pourrait fragiliser l’Union dans un contexte de guerre et d’incertitude géopolitique.
Le futur Premier ministre a indiqué que la Hongrie organiserait une consultation populaire si l’hypothèse d’une adhésion ukrainienne devait devenir tangible. Un référendum national serait alors nécessaire pour valider la position du pays. Magyar reste toutefois sceptique, jugeant hautement improbable une intégration dans les dix prochaines années.
Prudence face aux tensions régionales
Cette déclaration s’inscrit dans un climat européen marqué par des débats sur l’élargissement et sur la place de l’Ukraine au sein du projet commun. Pour Budapest, l’urgence n’est pas l’expansion de l’Union, mais sa consolidation. La Hongrie, affirme sa spécificité nationale et entend défendre une ligne d’équilibre entre engagement européen et souveraineté.