Interdiction de critiquer Google à vie ? La révolte des chercheurs qui veulent parler des risques de l'IA
Des salariés de Google DeepMind contestent des clauses contractuelles qui pourraient les empêcher de critiquer leur employeur, même après leur départ. Selon une enquête du Washington Post, ils redoutent que ces restrictions ne les dissuadent d'alerter le public sur les dangers de l'intelligence artificielle.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Chez Google DeepMind, des chercheurs contestent des clauses de non-dénigrement à vie, craignant de ne pouvoir alerter le public sur les risques de l'IA.
Les chercheurs qui développent certaines des intelligences artificielles les plus avancées au monde peuvent-ils librement en dénoncer les dangers ? Chez Google, la question provoque des tensions internes. Selon une enquête du Washington Post, plusieurs employés de Google DeepMind, la division spécialisée dans l'intelligence artificielle du géant américain, réclament la suppression de clauses contractuelles susceptibles de restreindre durablement leur liberté de parole.
Certaines de ces dispositions, appliquées à des salariés britanniques, leur interdiraient de dénigrer leur employeur pendant toute leur vie, y compris après avoir quitté l'entreprise. Le quotidien américain affirme avoir consulté un contrat et recueilli les témoignages de deux employés actuels, qui ont demandé à conserver l'anonymat par crainte de représailles.
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