Iran : « Aujourd’hui, la situation est sous un contrôle militaire strict, et le niveau d’oppression est extrêmement élevé »
L’Iran a disparu des radars médiatiques, mais la contestation continue. Répression, militarisation et coupures d’Internet rythment le quotidien d’un pays où la population défie encore ouvertement la dictature. Entretien avec Mélissa Amirkhizy.
Publié par Nicolas de Pape
• Mis à jour le
Résumé de l'article
L'Iran, une prison à ciel ouvert. Derrière le silence médiatique, Mélissa Amirkhizy livre un témoignage glaçant : 70 millions d'Iraniens pris en otage par une dictature militaire. Malgré les exécutions sommaires du "juge de la mort" et des rues quadrillées par les Gardiens de la révolution, la résistance persiste. Internet coupé, exécutions par visioconférence : découvrez la réalité d'un peuple qui refuse de plier.
21News : L’Iran semble avoir quitté petit à petit les « unes » des médias mainstream.
Quelle est la situation sur place ? Les manifestants sont-ils tous rentrés chez eux ?
Mélissa Amirkhizy : J’ai envie de dire que la situation des Iraniens n’a malheureusement
jamais vraiment intéressé les médias belges. Je ne dirais pas que l’Iran faisait
constamment la une, mais il est clair qu’on en parle de moins en moins aujourd’hui.
Pourtant, le week-end du 14 février, environ 1,2 million d’Iraniens de la diaspora sont
descendus dans les rues de quatre grandes villes à travers le monde pour manifester
leur soutien au peuple iranien. À l’intérieur du pays, que je décris comme une grande
prison avec 90 millions d’otages, les gens continuent de crier « mort à la dictature » et «
mort à Ali Khamenei » depuis leurs fenêtres et leurs balcons, malgré les risques.
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