« Je n'ai aucune confiance en lui » : le Premier ministre canadien Mark Carney accable Gianni Infantino
La contestation autour de Gianni Infantino franchit un nouveau cap. Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré n'avoir « aucune confiance » dans le président de la FIFA, dénonçant une gouvernance jugée opaque après l'abandon du projet d'ouverture de l'instance aux investisseurs privés.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le Premier ministre canadien Mark Carney affirme n'avoir « aucune confiance » en Gianni Infantino, critiquant sévèrement sa gouvernance après le projet avorté d'ouverture de la FIFA aux investisseurs privés.
Le président de la FIFA continue de voir les critiques s'accumuler. Mercredi, le Premier ministre canadien Mark Carney a publiquement déclaré qu'il n'avait « aucune confiance » en Gianni Infantino. L'ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre estime que le président de la FIFA a commis une « erreur fatale » en élaborant son projet de création d'une société commerciale ouverte à des investisseurs privés sans en informer ses principaux collaborateurs.
« L'idée qu'une bonne gouvernance consiste à ne pas divulguer d'informations à ses plus proches conseillers est fatale », a déclaré Mark Carney devant la presse.
Selon lui, une telle méthode est incompatible avec la direction d'une organisation internationale.
Une contestation qui s'étend
Ces déclarations interviennent quelques jours après l'abandon du projet de FIFA Forward Enterprise (FFE), qui devait permettre l'entrée d'investisseurs privés dans la gestion des activités commerciales de la FIFA et de compétitions comme la Coupe du monde.
Le projet a suscité une levée de boucliers au sein même de la FIFA, mais aussi de l'UEFA, de la CONCACAF et de plusieurs fédérations nationales.
Le directeur des opérations de la FIFA, Kevin Lamour, a lui-même estimé que le personnel de l'organisation s'était senti trompé par un projet porté « par une seule personne », tandis que Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, a présenté sa démission.
L'élection de 2027 en ligne de mire
À moins d'un an de l'élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027 à Rabat, la pression politique s'accentue donc sur Gianni Infantino.
S'il demeure à ce stade le seul candidat officiellement déclaré à sa succession, plusieurs fédérations européennes ont déjà retiré leur soutien au président sortant. Les propos de Mark Carney constituent en outre l'une des critiques les plus sévères formulées jusqu'à présent par un chef de gouvernement à l'encontre du dirigeant du football mondial.
Interrogé sur une éventuelle candidature du Canadien Victor Montagliani, actuel président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA, Mark Carney s'est gardé de prendre position, tout en saluant « une personnalité exceptionnelle » qui « fait honneur au Canada et au football ».